7 WEEKS " All chanels off " (Autoprod)
Déjà passé dans les colonnes du CAFZIC au rayon interviews et chroniques avec seulement un EP en poche vous vous doutez que j'avais déjà un petit faible pour ce groupe issu de Limoges, deuxième trou du cul du monde après Mont de Marsan ma bien aimée. 7 WEEKS c'est un gros rock qui tache, presque oppressant, d'une consistance phénoménale et ce premier album " All channels off " impose son charisme d'emblée... A l'heure de faire des choix de morceaux pour la radio les écoutes de certains disques s'avèrent périlleuses, là ce n'est pas le cas, l'album défile et le monstre s'impose, grosses guitares, énorme son, voix comme on les aime, coriace, puissante avec un coffre saisissant et une rythmique loin d'être famélique. " All channels off ", " Loaded ", " Submarine " et " Dust and rust " m'ont saisi à la gorge d'emblée, l'intensité et le charisme qui s'y déploient impressionnent, comme un mur du son pris brusquement en pleine poire ; on ne redescend jamais, ceci expliquant sûrement pour ma part un gros coup de fatigue après l'écoute, prendre un camion en pleine poire ça peut choquer physiquement et moralement ! ! ! Je m'aperçois que quand je disais stoner rock c'était un peu limitatif, 7 WEEKS c'est du rock qui tâche tout simplement mais sans bave, production nickel, " On the run " est parfait aussi mais il reste à savoir si le groupe arrive en concert à valoriser ses morceaux, sur disque c'est impressionnant et comme souvent j'ai toujours peur que la version live soit moins intense...donc si vous les voyez par chez vous dîtes moi ce que vous en pensez, confirmez-moi que c'est vraiment un grand groupe...que les FOO FIGHTERS ne sont pas loin dans l’idée comme une grosse pieuvre avec d'énormes tentacules ! ! ! (NQB).
ABOVE THE TREE " Blue revenge " (Polpo Records)
J’aime ces groupes qui parviennent à créer en quelques morceaux une atmosphère, une identité qui le temps d’un album, devient musicale… J’aime ces musiques qui vous parlent dès la première écoute sans vraiment savoir pourquoi…. pas qu’on la comprenne, qu’elle vous ressemble ni même qu’elle vous plaise… juste qu’elle est, à l’heure des postiches facebook (où l’on cherche la photo et la phrase qui vous ressemble), ce que la musique a de beau, l’expression… L’univers est léger, aérien, les choses se passent naturellement, sans vous heurter, elles sont là, parce qu’elles devaient y être, parce que le personnage derrière ne vous raconte pas une musique, mais se raconte à lui, se présente, bonjour je m’appelle Marco Bernacchia, je suis italien et voilà ma vie, en ce moment… C’est folk, parfois ceci, parfois cela, ça expérimente, ça bidouille, les sons arrivent, repartent, ponctuent, témoignent et toujours, avec une extrême sincérité… Le rythme est lent, presque timide, les voix sont lointaines, les sons esquissent un décor, puis la guitare vous transmet. Je ne pourrais pas vous dire pourquoi ce disque m’a tant plu, ni même pourquoi j’écris ces lignes, peut-être parce que je n’ai pas l’impression de vous parler d’une musique mais de quelqu’un, que je connais un peu, maintenant… En plus, et sans trop vendre la mèche, le disque s’achève avec une reprise vraiment très réussie d’un « célèbre » morceau à la voix de robot, d’un « célèbre » groupe qui porte le nom d’un modèle voiture… là-bas de l’autre côté de l’océan… A écouter… Pour info, je vais essayer de le faire venir par chez nous, tenez-vous prêts… (L’invisible).
ALFA ROCOCO " Lever l’ancre “ (Volvox music 2009)
Sympa ce petit disque de pop. Quelques bidouillages certes mais dans l’ensemble ça se tient, c’est léger mais joyeux dans la forme, un petit groove des familles qui donne à l’ensemble un côté copain-copain qui fait qu’on aime partager. Après mon âme de rockeur ne peut tout capter évidemment, il y a à boire et à manger et pour finir je ne retiendrais que les quatre titres suivants, 1-3-5-6, leurs noms ? « Les jours de pluie », « Je pense à toi », « Paradis artificiel » et -. Pas une révolution mais un moment sympa à passer en bonne compagnie. Visiblement ils seraient du Québec (NQB).
ARNAUD LE GOUEFFLEC ET L'ORCHESTRE PREHISTORIQUE " Le disque vert " (Last exit records 2009)
C'est sûrement sur la bio accompagnant le cd que j'ai lu que ça se démarquait de la scène chanson française de ces dernières années, un truc donc moins casse-couilles, plus sincère... Bon d'accord, peut-être mais...moi j'aime pas. C'est vrai qu'il s'est crée un son perso, un petit univers en marge mais ça ne me touche pas. A vous de voir je ne sais que dire de plus... Tourne-disque en mode chanson. (NQB).
ATOMIC GARDEN " Little stories about potential events " (Rock my ass/Slow death)
Je viens tout juste de réceptionner la version vinyle, je la voulais absolument tant le CD me faisait vibrer... Un petit tour sur la vpc de Mr FREJNIK aka SLOW DEATH et hop un double vinyle à la pochette magnifique est arrivé, bon c'est vrai que ça a un peu tardé, la faute à mon paiement via la poste qui a ramé, ramé, ramé...encore désolé Franck « le terrible ». Bon bref, passons en au fait...les ATOMIC GARDEN aiment à dire que c'est une légende qui a bossé sur leur skeud mais bon soyons francs, au delà du son, le plus remarquable dans l'affaire c'est l'évolution du groupe ; déjà étonnante sur « Reversing the curse » là on découvre des compos rudement bien structurées, un chant expressif, des riffs tonitruants, plus carrés, plus efficaces, des mélodies entrainantes et une permanente envie d'en découdre avec la puissance nécessaire mais aussi la finesse qui souvent font la différence pour les compos rocks d'exception. « Divine & conquer », « This is a cockfight », « Step 3 : sonar system overlorded », « Good relationships make great tragedies », « Helter skelter » sont mes titres préférés mais « Swimming with ghosts » est pas mal non plus, on reconnaitra régulièrement HOT WATER MUSIC toujours aussi présents, il y a du bon goût partout. Arno est ses amis placent aujourd'hui la barre haute, l'objet est beau à voir et intense à écouter...tant mieux ! ! ! (NQB)
AU REVOIR SIMONE " Still Night, Still Light "
AU REVOIR SIMONE m'apporte un petit peu de douceur et de sérénité au beau milieu de tout un paquet de cd punk rock. Une « popette bien intentionnée » voici comment je définirais cet univers, de belles et douces mélopées mises en valeur par un chant féminin gracieux et planant. Deux morceaux “ another likely story “ et “ organized scenery “ ont forcé mes écoutilles à se poser sereinement, à imaginer que le ciel était bleu contrairement à ce que l'on voyait au-dessus de nos têtes et surtout que la femme était définitivement l'avenir de l'homme... Je ne sais pas d'où ils sont mais ce que je sais c'est que ma grand-mère Simone retrouve certainement aujourd'hui le sourire, là où elle se trouve l'air doit être frais en ce moment... (NQB).
BAD MAMA DOG " Love gone bad " (Bonus tracks records)
Sympa ce disque. Trio francoaméricain, BAD MAMA DOG c'est un savant mélange de rock énergique, de folk-rock posée, de blues réactualisé avec un chant clair beau et prenant. Bon je crois que j'ai posé les choses, souvent la voix fait penser à JEFF BUCKLEY, débarrassé du côté lyrique les trémolos font effet, c'est simple, efficace et on retrouve par ici, par-là un peu de toute notre culture rock y compris des ancêtres blues, des rockeurs façon INMATES, les POWERSOLO du nord de l'Europe, etc... “ Love gone bad “, “ Skull breker “, “ How many times “, “ Low and divine “ sont mes préférés c'est évident, je vous les conseille, et à noter que comme je commençais à l'annoncer au début, la deuxième partie du disque est presque entièrement consacrée au mythique JEFF, pas foncièrement original mais beau, ne cherchons pas à faire les difficiles. Production YAROL POUPAUD... (NQB).
BAD SIAM CAT " S/t " (Autoprod)
C'est le genre de surprises pour le moins cool que l'on aimerait avoir le plus régulièrement du monde ! ! ! BAD SIAM CAT est un excellent groupe français avec des riffs saisissants et un sens aïgu de la mélodie tranchante et carnassière. Sur “ U stol my gun “ le deuxième titre on ressent la présence subliminale de THE BRONX et Mc LUSKY (y a pire comme amis non ?) J'aime beaucoup aussi “ Sonic bus “ et “ I eliminator “ qui privilégie l'impact à l'hysterie rock'n roll. La bête est frondeuse mais elle se contrôle, même sur des rythmiques de sportifs elle ne s'éparpille pas en tergiversations futiles, il faut brandir l'étandart comme sur “ Stick to my guts “ (chant à la TAGADA) ou rester bondissant comme sur “ Bad Siam cat “ à la rythmique versant “ saute d'humeur “ tout en percussion et frôlant l'hystérie. Sur le dernier morceau de ce EP figure aussi le terrible “ I buzz around “, plus bruitiste, plus Détroit, plus intense, Mc LUSKY forever, basse vrombissante, saturation excessive. Au final une conclusion s'impose, le sentiment d'être porté par les dieux avec trois hommes prônant la tempête, pris à la gorge je le suis, pris par les tripes je le reste, frappé par la foudre, terrible ! ! ! ! (NQB)
BELLINI " The Precious Prize of Gravity " (Temporary Residence Limited)
Entre la noïse, le math rock parfois compliqué et décalé, BELLINI semble se frayer un bon chemin où les embûches sont joliment évitées. Un chant féminin étonnant, parler-chanter on ne sait pas trop mais qui semble souvent rebondir sur des passages dissonants avec beaucoup de changement de rythmique. BELLINI, chant décalé oblige lorgne parfois du côté de PJ HARVEY mais aussi parfois du côté de JESUS LIZARD et de ses amis perturbés. En bref c'est de la noïse réactualisée, piquante, tournoyante et sûrement venimeuse. Tous les morceaux ne me laisseront pas un souvenir impérissable, parfois j'aime, parfois je respecte, parfois je ne sais que penser, parfois je n'aime pas, parfois je fuis, en bref c'est le genre de disque dont on parle, qu'on vénère ou que l'on craint mais qui perturbe toujours... Moi j'apprécie mais comme toujours dans ce genre sur la longueur je fatigue. " Wake up under a truck " et " Daughter leaving " passeront à la radio... (NQB)
BILLY THE KILL " Joy sex and war " (Kicking Records/Dog Days records)
Ce type est béni des dieux, SECOND RATE, LOST COWBOY HEROES, BILLY GAZ STATION, THE WATERGUNS et maintenant BILLY THE KILL, la classe totale, être dans les bons groupes avec les bonnes personnes ne lui suffit plus, il a aussi fallu qu'il prouve que solo il pouvait assurer. Dans un autre genre que ces groupes précédents, BILLY THE KILL enfourche donc sa bicyclette pour parcourir en toute simplicité les plaines, les champs et les chemins de campagne avec son petit brin d'herbe au bord des lèvres. La folk parfois me fatigue mais là pfiou c'est la classe tout simplement parce que la voix est belle, que le chant interpelle, que le maestro a la bonne idée de mélanger les rythmes, de soudoyer quelques larmes mais aussi de faire danser, tournoyer avec le grand sourire. Je sais la comparaison s'arrêtera là mais bon quand même disons le c'est quand même mieux que X-TV autre production à la cool parue chez KICKING RECORDS. Il y a un bon paquet de morceaux que j'aime, les deux qui remportent la coupe sont “ All you need is killing me “ et “ I've lost my sunshine “ ne sont-ils pas magnifiques, j'ai l'impression de partager un plaisir assis sur le plancher comme l'ami BILLY sur l'emballage, pas besoin de flon flon et d'effet d'annonce là c'est dans la douceur et non pas la douleur que l'onde se propage d'autant plus que je ne m'y attendais pas, “ Yesterday's gone “, “ Lucky star “, “ So drunk tonight “ font mouche dès les premières notes. Décidément si SECOND RATE avait été en son temps un jeu de cartes il y aurait au moins eu un brelan d'As, Sylvain, Sam et Fred peuplent depuis un moment nos discothèques non ? Très chouette disque ici bas merci Mr Cu pour tes amis... (NQB).
BLACK PRESIDENT “ S/t “ (People Like You)
Il va falloir que je réinvente une définition perso de la soul. Il paraît que dans ce skeud le groupe y a inséré de la soul des années 60, ah bon ? Mais où ? BLACK PRESIDENT c’est un punk rock version galopante avec une rythmique béton où la batterIe martèle sèchement. Ici pas de gras, pas de poils qui dépassent c’est un punk rutilant de sportif bien souvent ce qui n’empêchent pas le moins du monde la présence de mélodies qui se tiennent, simplement c’est carré, efficace et…sec. Le tout est rondement mené par un chant péchu, virile avec quand il le faut une pointe de hardcore. J’ai repéré quelques morceaux à diffuser sur les ondes radios « So negative », « Suspects », « Néon » et « Iron fist ». Tout cela n’est pas foncièrement original je vous l’accorde mais moi ça me botte par moment, on est pas obligé de tout intellectualiser, un peu de spontanéité ça ne fait pas de mal parfois. Au fait, il y a un GOLDFINGER dedans, un mec passé par chez DEE DEE RAMONE et un autre par SOULFLY, ça martèle je disais ! ! ! (NQB)
BRAINBOX " Siberia " (Bonus Tracks records)
La première écoute fut difficile, un truc rock juvénile, chanté en français avec un côté sixties qui me laissait dubitatif, ils semblaient jeunes, si jeunes que je freinais des deux pieds. Et puis les écoutes se sont succédées, 4 titres ça permet de s’en remettre régulièrement une couche, j’ai finalement trouvé ça assez frais, adolescent certes mais détonnant, pas puissant mais dynamique, une autre sorte de rock dont les deux premiers morceaux « Guerilla » et « Autour de ce feu » étaient excellents, rock mais pop dans l’âme avec le risque quand même parfois de passer de l’autre côté de la barrière comme sur « L’ère gazière » qui fait penser à du DANY BRILLANT ce qui est bien moins glorieux je vous l’accorde. Pour clôturer je dirais que sans avoir l’air d’y croire le groupe balance un deux petits tubes de salon qui plairont aux quelques ados de passage… (NQB)
BUDAM " Stories of devils, angels, lovers and murderers " (Volvox Music)
Quelle belle rencontre ! ! ! Laquelle ? Tout simplement la mienne avec Mr BUDAM. Quelle voix ! Un homme qui harangue, qui raconte, on l'imagine au beau milieu d'un trottoir, entouré d'une foule saisie, formant un rond autour de lui, une hystérie collective, des pas de danse qui s'accumulent, des gens souriants mais avec un fond mélancolique offrant des contrastes que seuls les Pays de l'Est nous proposent parfois. Oh certes les ïles Féroé c'est plus au nord, la géographie me trompe mais l'esprit est là, comme si TOM WAITS rencontrait des slaves, une énergie dingue (même quand le ton est grave) dans un corps sain, une voix ténébreuse et des orchestrations humaines, tout simplement humaines avec des couleurs venant de pays disséminés partout en Europe, une sorte de blues sans la noirceur de la peau. Ca me fait chaud au coeur tout ça, ça me remue les “ tripes “, ça me fout le bourdon, un peu nauséeux je le suis, du bonheur dans le malaise, de la douleur dans les rêves, il y a de tout par ici... Allez disons-le, c'est le parfait complément scénique des hollandais de DE KIFT, je le dis comme ça un peu par provocation, y a t-il un programmateur dans le coin ? “ Balthazar and the angel “, “ Snake charmer “, “ Da da da die “ sont excellents, je préfère dailleurs les premiers morceaux aux derniers, beaux mais moins habités ils me plaisent moins...quoique... tout est relatif ! ! ! (NQB).
CAN'T BEAR THIS PARTY ! ! " Modern factory " (Truffle Shuffle records)
Du punk, de la pop, une rythmique relevée, rapide et frondeuse, des mélodies tout aussi rapides et aériennes, c'est le genre de EP qui passe devant vous en courant avec ce qu'il faut de hargne, de joie communicative, d'électricité et d'influences US reconnues à 3 kilomètres. En bref si rien de nouveau n'apparaît là, on y retrouve nos billes rapido avec ce petit supplément d'âme pas si courant que cela chez les punkeurs de notre époque, le synthé. Quelques petites nappes et le tour est joué, la différence ce fait là... Titres conseillés " Hospital " et " Modern factory ", quant au titre " Loading (89%) " c'est comme pour les arrêts minutes à l'aéroport ou à la gare, vaut mieux pas s'attarder, la patrouille police intervient au bout de 31 secondes... (NQB).
CLASSIC AND TROUBLES “ Another day “ (Autoprod)
CLASSIC AND TROUBLES nous revient avec comme d'hab une bonne tranche de rock'n roll super efficace toujours entre le FEELGOOD, les DOGS et l'Australie. C'est difficile d'en dire plus, le style est indémodable, je suis rapidement conquis. Ce qui est marrant quand même c'est que pendant les années 80 dans les Landes on avait surtout ce genre de groupe à la formation classique et ça me gavait, on avait accès à rien d'autres quasiment, ces groupes nous hantait la forêt la faute aux INMATES et au DOCTOR adeptes du département depuis des années. Nous sommes 20 ans plus tard et maintenant que les Landes ont évolués depuis un moment, un retour aux sources vers les origines du rock, vers la simplicité, vers le classicisme et bien ça me fait triper. Bonnes mélodies, chant de comptoir donc alcoolisé, rythmique plombée et sincère, l'affaire roule et CLASSIC AND TROUBLES tire son épingle du jeu bien sûr... “ Another day “, “ She's a sinner “, " Tell me who is gonna lie “, “ Out of you “, “ Mister X “ doivent faire partie de votre discothèque hautement électrifié, rien de transcendant certes mais les belles choses ont toujours une utilité, pour les anciens et aussi les jeunes...bref pour les gens comme moi qui aspire à rester jeune tout en ayant l'âge de leurs artères... (NQB).
CONOR OBEST & THE MYSTIC VALLEY BAND « Outer south » (Wichita/Coop Music)
De tous les disques que j'ai reçu de chez COOPERATIVE MUSIC avant mai c'est sûrement le meilleur... On lance les influences, les sonorités reconnues, LLOYD COLE, JOE JACKSON, BOB DYLAN, BRUCE SPRINGSTEEN. C'est rock, c'est folk, c'est pop, c'est country, c'est diaboliquement efficace, simple et joyeux, beau et rythmé, parfois mélancolique et touchant, ça n'a rien d'extraordinaire mais on retient tout, les refrains, les battements de pieds, l'âme des belles choses, le chant. “ Slowly oh so slowly “, “ to all the lights in the windows “, “ ------- “, “ Air mattress “, ça partait fort d'emblée, les mélodies ont de suite retenu mon attention sans oublier ce superbe “ Ten women “ qui vous fera penser de suite et de manière réactualisée au vieillissant légendaire le fameux BOB D. En bref et pour conclure, CONOR BEST a forcément chez lui une belle discothèque pleine de vinyles de qualité, de bons choix qui lui permettent aujourd'hui de nous appâter comme il se doit et de proposer des morceaux comme “ Roosevelt room “, “ Nikorette “, “ different is time “, je vous le répète, ici c'est un univers simple et efficace, rien de neuf mais quasiment que du bon...c'est le principal (NQB).
COPY OF A COPY “ Fullblast “ (Bad Mood records)
Bon je glisse d’emblée le côté négatif comme ça on sera débarrassé : j’ai parfois du mal avec ce contre chant gueulé et régulier qui racle les fonds de gorge, à certains moment il prend le pas sur le reste alors que le chant est bon. Après, ce 8 titres est vraiment excellent, un punk rock classique à la férocité appuyée, aux mélodies intenses et pulsionnelles, il y a de l’envie et surtout de la gnac c’est ce qui fait la différence. On baigne dans une sorte de son à la Gainesville vraiment speed certes mais qui n’oublie jamais qu’un bon speed se doit d’être mélodique pour qu’il serve à quelque chose et qu’il soit différencié, qu’on le retienne. Rythmique carrée, son plombé les 8 titres sont passés comme une lettre à la poste (boite aux lettres tout de même défoncée ! ! !), un set d’Une ½ heure de ces toulousains et c’est tout votre masse graisseuse qui disparaît (avec peut-être aussi quelques os pas très bien accrochés !), on parlera donc d’une grande œuvre pour la santé publique. A conseiller….à merde je n’ai pas les titres, bref, la 3, la 4 et la 6, mes préférés (NQB).
CORTNEY TIDWELL " Boys " (City Slang/Cooperative)
Ouais bof ! Il y a des morceaux sympas comme " Watusii ", " So we sink ", " 17 horses " (le meilleur de tous, le plus intense !)...mais dans sa globalité ce genre de disque mêlant pop et folk dans des mélodies nuageuses et planantes, mélancoliques et ouatées tournoyantes et sûrement tourmentées, il faut l'accepter en laissant ses yeux mi-clos. Entre vie et sommeil, c’est une sorte d'état second parallèle (même si parfois la pression monte légèrement !) qui permettrait de voir, de croire voir des vols d'éléphants tantôt roses, bleus, tantôt gris. Entre STINA NORDENSTAM que j'avais découvert chez V2 me semble t-il, COCTEAU TWINS et CAT POWER qu'on met c'est vrai à toutes les sauces... Pas franchement fan mais pour une bonne sieste en ces temps de chaleur ça pourrait être une excellente bande son, là ça concerne les morceaux calmes évidemment (NQB).
DAMYO “ Ecoute ça ” (Autoprod)
Rock français un peu couleur « métallisé » et je n'aime pas. En fait le chant m'est difficile d'accès, souvent saccadé, plus parlé et déclamé que chanté, on dirait parfois du TRUST. Chaque phrase est martelée, ça m'agresse donc je suis passé à côté des orchestrations, je ne pouvais m'y attarder. A vous de voir ! (NQB)
DEAR READER “ Replace why with funny ” (City Slang/Coop Music)
Ils viennent d’Afrique du Sud, de Johannesburg, c’est un duo et c’est diablement beau ! Dans un univers pop et folk, ce qui impressionne le plus c’est la voix magnifique de Cherilyn, elle ne paye pas de mine, caresse dans le sens du poil mais la chaleur qu’elle offre nous permet de partager les émotions. Oh certes je ne vous conseillerais pas l’album entier, après tout ce n’est pas d’une grande originalité mais des titres comme « Bend », « Out out out » et « Never goes » peuvent s’enorgueillir de porter en eux ce que beaucoup d’artistes pop aimeraient posséder, la magie ! ! ! Sans grandes envolées mais simplement avec des mots justes, des mélodies simples et naturelles, DEAR READER m’a convaincu (NQB).
DIRTY FONZY “ Playing folk songs “ (Dirty Witch)
Voilà des versions folks et acoustiques des morceaux des DIRTY FONTY. J'en ai donc conclu que la folk était une version apaisée et élégante du punk et inversement que le punk était une version « vénère » et irrespectueuse de la folk ! ! ! Conclusion un peu rapide j'en suis conscient mais bon... Vous le savez sur les 3 fiestas organisées par le CAFEMUSIC pour le CAFZIC, les DIRTY ont été deux fois programmés donc on aime bien mais pour cette version acoustique je ne suis pas toujours super fan. Certains morceaux sont de véritables réussites comme « Here we go again » (qui même en version jazz ou flamenca fonctionnerait), mais surtout « Million miles away » (que mon mioche a de suite reconnu dans la voiture), « Keep yourshit » et « Pigz will die ». L'apparition du banjo est une réussite, je l'aurais bien vu partout...ça rajoute un côté « terroir » américain sympa. Le reste se laisse écouter heureusement, ce que je veux dire c'est que je préfère simplement la version électrique, mais bon sur scène pour avoir vu deux fois ces zozos albigeois dans cette version (avant Camille), je peux vous dire que ça respire la bringue, folk okay mais folk joyeuse surtout, ces mecs sont précieux dans la scène punk profitez-en peut-être qu'ils ne joueront pas aussi longtemps que les ROLLING STONES ! ! ! (NQB)
DURK THEROTTEN “ Time to die “
Des fois je me perds dans mes réceptions, là j'ai ce cinq titres venu de Bordeaux mais apparemment ça vient d'un album, lequel ? En résumé j'y vais franco, dans l'esprit c'est super électrique, complètement punk, hyper énergique avec un mélange punk indus ruisselant de sueur, noyé dans les mauvaises intentions avec un putain de synthé rajoutant du piquant où il y en avait déjà. 5 morceaux terribles avec des clous, des lames de cuter, un parfait complément de trucs barrés comme PUNISH YOURSELF, SHANE COUGH version premier album, KAS PRODUCT, LUCRATE MILK, je me le suis passé en boucle une bonne heure et j'en frém is encore ! ! ! Le genre de groupe que l'on aime voir s'éloigner de sa propre progéniture, sûrement avec des piercings partout, des cheveux de toutes les couleurs et des chaussures fluos... Beurk ! Ça sent bon le punk par ici...moi j'aime ! ! ! “ Government love affair “, “ Nazi girl “ et “ Confrontation high “ sont les trois que je vous...déconseille évidemment ! ! ! (NQB).
ELECTROBOY 80
Putain là y a quelques reprises de folie, c'est complètement délirant, un mec seul, des boucles et des boucles, une rythmique toujours speedée, On prend des tubes des années 80 ou autres, une voix sortie de je ne sais où mais sûrement toujours coincée dans un garage maudit, on prend aussi une guitare saturée, c’est un truc simple, carré, répétitif et chaud comme la braise. “ Banana boy “ (c'est moins sexy que LIO mais c'est bien meilleur) “ Surfing on the radio activity “ (On dit merci KRAFTWERK) et “ Boy in a forest “ au moins aussi bon que l'original des CURE sont mes titres préférés. Chacun reconnaîtra des ancêtres plus ou moins appréciés, plus ou moins oubliés mais les versions électro punks proposées par ELECTROBOY ont au moins l'avantage de nous réinventer tout ça et de prouver qu'avec des bricolages, de l'imagination on peut faire du punk...d'ailleurs c'était un peu ça le punk au début non ? (NQB).
ELLIOTT MURPHY “ Alive in Paris “ (Last Call)
Autant le glisser de suite je n'ai pas visionné la partie DVD live, faute de temps au moment de clôturer ce numéro je n'ai pu... Par contre j'ai jeté une oreille attentive à ce “ Petit Prince “ de la scène folk rock, plus très jeune je vous l'avoue. Le même genre d'impression qu'avec CALVIN RUSSEL, on sent le mec qui a arpenté le bitûme, qui glisse des choses simples, qui partage une certaine vision épurée du rock, pas violente, pas vraiment dynamique mais où de belles mélodies simples et pleines d'humanité rassurent au final. Sur la longueur je ne suis pas le plus grand fan, apaisant mais un peu toujours pareil. Par ailleurs signalons qu'OLIVIER DURAND assure la guitare et ca s'entend. Deux morceaux ont retenus particulièrement mon attention “ Crepuscule “ et “ Sonny “, ils paraissent plus aboutis, plus élancés avec ce chant toujours aussi caractéristique à la fois rassurant et chaud. Maintenant à vous de voir si vous aimez ce qui sent bon les racines ou si vous préférez les impostures folk rock actuelles (NQB).
ENABLERS « Tundra » (Exile on mainstream records)
Groupe de San Fransisco aux allures sonores retenues et intimistes... PETE SIMONELLI, poète chanteur du quatuor, ne s'exprime que par de longues envolées poétiques, il parle ses textes ; les amplifiant qu'en appuyant un peu plus son timbre de voie. Plutôt surprenant. Du coup cela donne une dimension plus sage aux morceaux, avec une orchestration très rock indie. La combinaison est pure, les guitares et la batterie soutiennent de jolies lyrics. Globalement si l'on accepte d'avoir une écoute attentive, l'album passe en un rien de temps ! Qui d'ailleurs, se termine par une élegante reprise de « Four Women » de NINA SIMONE (Trelastik)
FLYING DONUTS “ Until the morning comes “ (José Rec./Kicking Records)
FLYING DONUTS progresse à chaque nouvelle sortie d’album ou de maxi. Et cet album ne déroge pas à la règle. Première sensation, un gros son, guitare en avant. Ensuite on se plonge un peu plus dans les morceaux, « Dynamite » ouvre l’album avec son intro assez stoner et qui se montre plus mélodique dans les couplets/refrains. On reconnaît la patte des DONUTS Volants. S’enchaîne « Liar » au tempo plus speed, « classssique » et efficace. Arrive après un titre un peu plus ambitieux dans la construction « Not mine anymore » et sa superbe cassure basse batterie dans le 1er couplet (je fais même plusieurs fois retour arrière pour la réécouter !), une des meilleures chansons. S’ensuit « Feel alright » et son riff très MOTÖRHEAD nouvelle époque en début. On enchaîne avec les bons « Cannot Resist » et « So you can take anything that you want » avec une très longue intro rentre dedans pour ce dernier. « Nobody wants to fall » passe un peu plus inaperçu. Par contre « In the mirror » fait l’effet inverse, très mélodique et un chant avec une voix beaucoup plus claire que d’habitude offrant une facette plus méconnue de FLYING DONUTS, super morceau, piste à explorer. « Second Skin » garde ce côté mélodique mais en étant plus rentre dedans quand même et avec une fin très travaillée, et un super boulot de la part du batteur. Un titre très stoner/metal avec « stuck » qui distille une tripotée de gros riffs heavy bien sentis. « Hidden face » et « Anything more » sont deux chansons dans la tradition FLYING DONUTS, à savoir une grosse power pop. L’album se fini avec « First reaction » assez classsique aussi, esprit HOT WATER MUSIC. KICKING RECORDS ne sait une nouvelle fois pas trompé (Greg le Nerveux)
FRED BATISTA “ Va savoir “ (D-BAF)
Voici un ancien BARON DE GOUTTIERE, groupe qui opérait au début des années 90 du côté de Bordeaux me semble t-il, d'ailleurs je crois les avoir vus au CAFEMUSIC au tout début, à vérifier. Bon, comment décrire cet attirail ? c'est de la chanson rock, des textes sympas sur la vie des uns, celle des autres, petites complaintes entre amis sur des rythmes aérés, parfois festifs...doublés de passages plus tristounets dans le ton. La voix est mise en avant, alors des fois sans la folie excessive j'ai retrouvé du RAOUL PETITE, “ Sarah “ m'a fait sautiller, petit rythme rigolo ; cool aussi “ Armstrong “ m'a rappelé LO'JO quand l'âme s'y fait mélancolique. Bien aimé ensuite “ Les voyages “, clarinette à l'appui, on retient le refrain, on participe, “ Si tu pars “ sera lui le dernier morceau que j'aurais apprécié, beau texte. L'homme a du charisme c'est évident, même si je n'écouterais probablement plus ce disque because culture musicale un “ gros poil “ différente, je confirme que c'est quand même sympa à écouter quand on aime ce genre... Je vais quand même le garder tiens...il trouvera bien une petite place décalée dans ma discothèque...j'ai récouté “ Je suis heureux “ , ça colle bien comme titre à l'esprit de l'album ! (NQB)
FUZZY SEVEN “ No rest “ (Autoprod)
Inconnu au bataillon ce groupe rouennais, pourtant les trois premiers titres m'ont de suite attiré. Ca commence par un titre très STOOGES avec un chant féminin énorme proche de KAS PRODUCT (sensation persistante par la suite), un deuxième country rock excellent à la manière des chevauchées du far west, “ On fire “ lui repart vers des horizons synthétiques et électriques ce que confirmera un de mes préférés “ Sun of november “ et là KAS PRODUCT est INEVITABLE on est en plein dedans... J'adore la voix de Caroline, féline, ses trémolos furtifs me font vibrer, grande surprise... En écoutant “ Earthquake in La Hague “ morceau à la base simplement rock je me suis fait la remarque ou plutôt la confirmation que parfois ce sont les détails que font les beaux morceaux, ici la voix sauve tout, une base simple, une belle voix par-dessus et le tour est joué, répétitif et enjoué ce morceau fait aussi mouche. Après il y a quelques morceaux qui passent inaperçus, plus anecdotiques, on passera, ils souffrent de la comparaison c'est évident... Sur la petite bio présentant la formation il est noté que FUZZY SEVEN s'orienterait vers une version sans synthés, est-ce un bien ? est-ce un mal ? qui le sait ? j'aimais bien ce côté années 80, ça sortait des sentiers battus, attendons un peu que Mr Pat Kebra nous envoi la future version... J'insiste, je vous harcèle avec ça mais...un bon chanteur, une bonne chanteuse c'est hyper important même en matière de rock, surtout en matière de rock, halte au hurleurs...halte surtout à ceux qui ne font plus que ça... (NQB).
GRAND FINAL " The Bridge “ (XTT/Les Disques du Hangar 221)
Voici un grand album avec un grand son, une profondeur d’âme exceptionnelle et l’impression permanente d’assister à un événement. Jean Jean et Madame…donc Doris, tous les deux anciennement DICKYBIRD forment ce nouveau duo au son rêche, puissant, lourd et léger en même temps. En duo on préfère souvent la percussion, parfois la folie, parfois la spontanéité, parfois on intellectualise ou on simplifie à outrance, bref on se cherche ou on se cantonne à une chapelle mais GRAND FINAL a choisi au delà de la complicité à marier les sons, les ambiances, à tempérer la furie, à radicaliser le calme et lui donner des vertus de tension. En bref GRAND FINAL offre tout et son contraire dans une logique implacable : procurer du plaisir avec une culture musicale faite de choix personnels affirmés et revendiqués, se rappeler au bon souvenir de maître « noïse » le tout avec un rock brut et généreux porté par la voix charismatique et généreuse de Doris. Il y a peu de groupe en France avec autant de profondeur, peu de disques qui transpirent autant la rue, le bitume. « Where did you go ? » est une chanson magnifique, la plus belle de l’album, après le magnifique « Show » qui laissait faussement entrevoir un départ folk, il a mis sur orbite cette album poignant, plein de virilité mais une virilité subtile jamais stupide et outrancière. « Happy lovers » par son faux rythme m’a aussi séduit, on y retrouve deux personnages parfaitement complémentaires, j’espère que Joe Goldring a su saisir sa chance d’avoir un jour pu rencontrer GRAND FINAL mais au niveau son ne nous inquiétons pas cela se voit de suite il a saisi le sens et l’esprit c’est clair. “ Inch allah ” apporte un contraste saisissant, grosse sensualité, sûrement la conviction mise dans les deux mots face à la noïse crispante et furibarde que lui oppose guitare et batterie. « We talked » c’est parfois conçu comme un long râle puissant, on est porté, sourcils froncés on évacue les impuretés de la ville avec une guitare inquiétante… Avec « Let’s talk about me », « Misanthrope », « Aileen » l’ambiance devient plus dure, plus malsaine, les tensions montent, l’esprit se radicalise, c’est presque oppressant… Grand album donc ponctué par une « The serenade is dead » comme un uppercut revendicateur reprise de CONFLICT, rageur et tonitruant, ce groupe havrais a de la conviction, il l’affirme haut et fort à chaque morceau défilant, rien de neutre ici, rien n’est vide de sens, tout a un sens et un objectif, bravo (NQB).
HEARTBREAK HOTEL " Snake eyes " (Snake eyes 2009)
HEARTBREAK HOTEL est un projet comprenant NIKOLA ACIN des HELLBOYS parisiens et YAROL POUPAUD de feu FFF que l'on voit trainé autour de plein de groupes ces dernier temps, le tout sorti sur son label BONUS TRACKS RECORDS. Que dire ? Et bien qu'il y a des morceaux qui me plaisent réellement et d'autres que je préfère cacher. En règle général les passages calmes me vont, sympas, sincères, belles mélodies. Que demander de plus, l'acoustique ça peut rafraîchir les neurones quand le bon goût est là comme pour « The day the rain came down », « Fantôme de cimetière » ou « La veille ». Par contre quand ça part dans la country plutôt gaïe et dansante, enfin disons entraînante alors là au mieux c'est du DYLAN moyen, au pire c'est du JOE DASSIN mais en anglais voir même une bande son de série américaine genre « L'homme qui tombe à pic ». Je préfère donc garder par exemple l'image de « Coconut juice » à déguster sous un cocotier de bord de plage ou encore à la rigueur « Inséparable ». Au fait il y a un dvd avec mais je n'ai pas eu l'occas' de le voir, des clips visiblement... (NQB).
HELLBATS " One minute suicide “ (Kicking Records 2009)
Soyons clair, j’aimais bien la premières versions des HELLBATS, dans ma discothèque la zique à « Billy » rompait carrément avec ce que j’écoutais, de l’énergie il y en avait, ça claquait, ça suintait fièrement. Et puis ce que vous savez à modifier les plans du groupes…, on a notamment vu apparaître le sportif NASTY SAMY dans l’effectif. Le son devenait plus rock, plus puissant, plus heavy, je commençais à fumer de l’intérieur, pris de convulsions, armé jusqu’au dents, HELLBATS me laissait entrevoir des choses qui me parlaient encore plus mais attention si la couleur noire m’allait bien, si la noirceur globale me faisait « triper » il y avait encore des passages qui me gênaient. Là est arrivé « One minute suicide », encore un nouveau zicos, exit Sam, la version paraît encore chez KICKING RECORDS et ce disque est…énorme ! énorme de bravoure, un son phénoménal, une puissance héroïque, des chœurs comme s’il en pleuvait, une hargne maladive et la curieuse impression que les HELLBATS ont développé un côté presque « noïsy métal machin truc » avec dedans parfois la présence subliminale de nos SLEEPPERS chéris, ceci couplé à un rock’ n heavy purulent comme il se doit. Il y a dix morceaux sur ce disque que je vais m’empresser de trouver en version vinyle, l’un d’entre eux sera sur ma compil de l’année, c’est « Kiss the viper », quant aux autres soit ils sont magnifiques « A beautiful death », « One minute suicide », « Live to love you », « Out of this hell », « Captain of my ship », « Solitary » et « State of grace » soit ils sont excellents « Frogs » et « Out of this hell »…merci Mr Cu ! (NQB).
HIGH FIVE DRIVE “ Fullblast “ (Bad Mood records)
HIGH FIVE DRIVE est un groupe de punk version mélo skate, bref un truc à l’ancienne avec des breaks, de re-breaks, des speed, des mélodies qui se tiennent mais des ingrédients qui parfois se marient trop vite, trop facilement sans effort. Ca mériterait un peu de se poser, c’est un peu la version punk rock récent qui m’est le plus difficile à apprécier. Je dirais que c’est pas trop mal fait mais sans plus, que je n’arrive pas à retenir les morceaux, pas assez de différenciation dans les parties speed et des parties calmes trop collège rock US, un peu trop chaloupées et aseptisées. Bref bof à part peut-être « Never give up ». Ils sont canadiens au fait ! (NQB)
ITC " In the club " (Temps d'Avance )
Je reste un peu perplexe à l'écoute de cet album de ITC... Entre électro rock, post punk, pop tout simplement les compos montrent un certain sens de l'équilibre, un choix dansant la plupart du temps mais avec la curieuse et gênante impression que l'univers ne décolle jamais pour enflammer la piste ou m'enflammer moi tout simplement. Seuls deux morceaux " In the city " (surtout celui-là !) et " She's a man " m'ont plus, les autres sont passés devant moi, sur moi, autour de moi sans que je m'en aperçoive c'est étonnant et dommage. Potentiel intéressant mais peut mieux faire, ce style de zique ne pardonne pas, ce qui a marché sur le premier titre doit pouvoir se renouveler, c'est au groupe de faire ses choix et s'il pouvait faire ce que je demande ça m'arrangerait ! ! ! (NQB)
IZIA “ S/t “ (AZ/Universal)
Je ne sais pas ce que fera IZIA et son groupe dans dix ans, je ne sais pas s’ils continueront dans cette option rock soul super énergique très longtemps mais là ça me convient vraiment. Confirmation du 4 titres reçus récemment, cette album, le premier me relance après la formidable prestation du GAROROCK il y a deux ans. Puissance il y a, fougue aussi, une voix charismatique dans la folie, dans l’apaisement, dans la virulence ou la douceur. La demoiselle démarre pied au plancher une carrière musicale que je souhaite longue et toujours aussi généreuse. « Back in town », « Lola », « The train “ ont d’emblée placé la barre très haute, c’est vrai que dans sa musique ou plutôt sa voix on trouve du JOPLIN mais sa fougue reste très actuelle, et si elle n’a pas le même poids, le même physique et la même attitude que GOSSIP il y a quand même parfois des similitudes dans l’impact sonore et scénique, on reste cloué. « Let me alone » m’a fait léviter, je le connaissais déjà mais j’en redemandais encore. Finalement je vois d’un très bon œil l’arrivée de ce genre d’artiste capable de taper du pied dans la fourmilière, capable d’éviter les mondanités pour réinstaller à sa place réelle le rock dans la culture musicale française, foutons dehors tout ces pseudos poètes racontant sans vie leur vie de tous les jours insipides au possible. « The light » tout en montée, tout en puissance m’a aussi impressionné, ce n’est pas le seul, « Diso ball » fait aussi partie de la famille… Faîtes vous plaisir, faîtes-nous plaisir allez la voir en concert…une rockeuse vivante avec une vraie voix et une vraie personnalité ce n’est pas tous les jours ! ! ! (NQB).
JUMPIN’ QUAILS “ What’s your jump like ? “ (Green Cookie)
Arrivé avec l’album de THE DADDS, JUMPIN’ QUAILS est un groupe italien de Torino. Encore une fois c’est très sixties, toujours la version garage, un truc léger un peu surf, très pop. On a l’impression de reprendre la pop des années où les fans criaient, hurlaient, pas celles des années briquets levés, une pop qui se partageait parfois dans l’hystérie avec un petit piano de côté, des coupes à la Mc Cartney, des influences soul. C’’est aujourd’hui complètement décalé avec un son très clair et le label Grec GREEN COOKIE semble adorer ce genre. Il y a des moments où ça me plait mais en même temps je me demande ce que je recherche là dedans, est-ce que ça me rassure, est-ce que ça me faire rire, est-ce que c’est pour faire plaisir à mes parents, allez savoir ? Ce qui est sur c’est que chaque personne de mon age y retrouvera un pan de la culture familiale, vous savez les 45t qui traînaient dans le grenier qui donnaient cette envie de danser, de tenter les grands mouvements de hanches, les balancements de bassins. Après c’est très simple dans la conception, très lo-fi comme on dit mais assez excitant pour le partager, SONICS, REMAINS,…la liste est longue des grands aînés de ces italiens comme pour THE DADDS. Mes morceaux préférés sont « Contis », « Moonatic » et « Blue hot sauce » et pour le reste il faut quand même parfois rester très ouvert ! (NQB).
KERRIA NOIR « La valse des heures déchues » (Muzikom/Nickley Music)
KERRIA NOIR c’est du rock métal venu de la région Midi-Pyrénées. Vous le savez à force ce n’est pas forcément mon truc surtout quand ça chante en français, allez savoir pourquoi. ! Musicalement ça me fait penser à un mix NO ONE IS INNOCENT et MASS HYSTERIA, c’est consistant, les mélodies se tiennent, il y a du charisme, de l’intensité mais c’est n’est pas ou ce n’est plus ma tasse de thé c’est vrai, les goûts changent surtout les miens (NQB).
LA BLANCHE « Imbécile heureux » (L’Immaculée)
Sympa ce disque tout en « chanson » pour ce qui est de la catégorie ! ! ! LA BLANCHE, déjà connu des services de la police secrète du CAFZIC pointe de nouveau son nez pour un partage de mots sincères et poétiques. Petits textes bien tournés donc, bel esprit, quelques mélodies qui se retiennent, pas des plus « excessives » dans la forme, on est parfois bercé, on sourit aussi, on ouvre les yeux quand les mots surprennent, on les ferme quand ils sont doux, on fronce les sourcils quand le verbe est pessimiste ou dur...bref c'est un disque que l'on « vit » à l'écoute. Je n'ai pas tout aimé bien évidemment mais « Je suis content », « Imbécile heureux » et « Le premier jour », sans oublier mon préféré « Je renvoie » permettent de passer de chouettes moments à passer... (NQB).
LA FANFARE EN PETARD « Crâme la mêche » (F.T.I Prod)
LA FANFARE est en pétard... Je n'écoute plus ce genre de zique depuis un bail, mes aspirations festives se sont détériorées au fur et à mesure que je saturais des BABYLON CIRCUS et surtout SPOOK ou la RUDA mes compagnons de route du CAFZIC...j'en oubliais même le SERGENT GARCIA (1ére version) ou encore CEUX QUI MARCHENT DEBOUT. LA FANFARE EN PETARD c'est du tout bon dans la catégorie, mi fanfare mi ragga spirit ce groupe à la pêche, des bons lyrics, un sens du groove excellent mais je me lasse vite eu égard à mon manque d'intérêt pour la chose. Nul doute qu'en live ça doit se défendre corps et âme. Si vous aimez le style, je vous le conseille, sinon fuyez fuyez, retournez à vos chères études en rock'n roll, elles seules vous conduiront vers la lumière, allelujah ! ! ! (NQB).
LA ROULETTE RUSTRE « Gratte la peinture “ (L'Art ou l'être prod)
Allez, passons au delà de mes réticences vis à vis de la chanson française, faisons comme si je ne m'étais pas fatigué de tant de mots doux, de tant de phrases bien tournées...faisons comme si... LA ROULETTE RUSTRE c'est donc de la chansonnette bien orchestrée, délicate, un petit matelas molletonné avec des pensées justes, des sentiments, de l'amour, de la poésie, de la mélancolie, de l'envie, des voix masculines, féminines qui tournoient, qui parfois chancellent, qui s'entremêlent et qui apaisent souvent. Contrebasse, saxo, flûtes, accordéon, trombone, guitares, etc...une oeuvre qui aurait pu me plaire dans une autre vie, une vie moins électrique... (NQB)
LES MESSIEURS DE FURSAC « S/t “ (Autoprod)
Post rock noïse, post ce que vous voulez, en tout cas de longues plages instrus avec des montées, des descentes, des dangers, des extrêmes sonores qui se côtoient, dansent, tournoient, marche arrière, marche avant, en crabe… le style a ses mythes, ses codes, un esprit tortueux parfois vicieux à grand renfort électrique, hirsute et volubile. Les compos stressent pour mieux capter l’attention, le bon hémisphère, faire peur pour rendre dépendant, tout ce qui est « post » dans ce genre fourmille d’idées, de structures complexes mais néanmoins attirantes, il y a de superbes morceaux parfois dotés donc d’une marche arrière au moment le plus opportun comme sur « Pottok » , il faut plaire mais maîtriser sa voie, diriger le set, LES MESSIEURS DE FURSAC ont l’âme colorée mais quelles couleurs ? ? ? ? J’ai bien aimé aussi « Mexens », « Connemara » et « Welsh » surtout ce dernier. Laissez vous prendre par la patrouille, n’ayez pas peur ! ! ! (NQB)
LOS TIKI PHANTOMS “ Y el ejercito de las cavaleras “ (Bcore)
Celui là je l’aime beaucoup, chouette surprise légère, entre rock, pop, surf et instrumental de plage, entre les SHADOWS et les versions réactualisées du style. Ce genre de zique se partage en concert et ça fait un tabac. Un rock qui se danse, qui se vit, qui fait du bien aux muscles en les entretenant et qui fait du bien aux neurones en les rafraîchissant d’une brise salutaire. « Estampida », « La mosca », « El banquete » ont rapidement lancé la machine à bouger le bassin avant que le slow de salon « Siberia » ne se décide à rappeler que tout bon rockeur même branché sixties doit aussi savoir aimer et draguer la gueuze ! ! ! Pas mon préféré celui là mais essentiel pour reposer un physique vieillissant. Son suivant « La pequeña Emma » ravive la flamme de mélodies simple a retenir, à siffloter, emporté par la rythmique tout comme pour « Qué mujer ! » mon préféré qui s’écoute fenêtre ouverte, chemise aussi, short de plage et lunettes au vent avec la décapotable de maman. La dixième « Muertos et furiosos » fait justement très SHADOWS, enfin le souvenir que j’en ai bien sûr. Bref bon disque qui fait du bien là où on en avait besoin, l’humeur est à la fête, au partage, une p’tite téquila siou plait ! ! ! Au fait ils sont de Barcelone (NQB).
MALAJUBE “ Labyrinthes » (Dare to care/City Slang)
Je ne sais plus ce que j’avais dit sur leur précédent album “ trompe l’œil ”, je me rappelle simplement que je l’avais trouvé plutôt sympa, original et partant un peu dans tous les sens… Voici cette fois « The atlantic city » un nouvel opus tournoyant toujours autant, tantôt juste, gracieux et délicat, tantôt très aérien avec ce petit brin de folie contagieuse qui explique au moins notre intérêt. Les mélodies toujours « perchées » franchissent des barrières, offrent un nombre incalculable de virages toujours pop bref ce n’est pas commun, toujours intéressant et léger comme l’air mais parfois un peu fatiguant parce que l’on peut s’y perdre. Je vous rappelle que les textes sont en français, que MALAJUBE est un groupe québécois et que le morceau a qui j’ai réservé le meilleur des accueils est le titre inaugural « Ursuline », peut-être la fille du couvent ? ? ? (NQB).
MINTZKOV « 360° » (Haldern pop recordings)
La seule chose qui me gène dans ce disque c’est parfois le fait que le chant soit toujours sur la même lignée, il est intéressant mais assez linéaire. Je suis un adepte de la musique mais je suis sûr qu’avec un peu plus d’envolées cela aurait été encore mieux sans être excessif évidemment. Après disons le c’est un excellent disque de pop on retient les mélodies aisément, une pop délicate mais pas trop légère, avec un peu de coffre, un peu de guitares, pas de la pop pour écervelés ou sportifs, de la vraie pop avec de vraies mélodies, un vrai cerveau et un peu de biceps… « Life after fire », « One equalsa lot », « Return & smile », « 360° », « Let’s talk things over » valent largement le détour. MINTZKOV est un groupe belge (NQB).
MNEMOTECHNIC « Deceitful confidant » ()
MNEMOTECHNIC est un de ces groupes à la musique hirsute que l’on rencontre de plus en plus fréquemment. Le poil hérissé sûrement ces membres marient à merveille la répétition, les vocalises aigües, les rythmiques dansantes et une sorte de folie contrôlée. 3 morceaux ici bas, dans la lignée AT THE DRIVE IN, 31 KNOTS, le post punk aussi. Ils sont brestois et ça me réconcilie avec la Bretagne de mes ancêtres moi qui ne voyais souvent apparaître que des MERZHIN et autres formations fatigantes à la longue. Au fait c’est un trois titres… (NQB)
MUDWEISER « Holy shift » (Head records)
MUDWEISER est un canon à l’épaisseur colossale, artillerie de marine attaquant un port américain, toute voile dehors, chapeau de pirate à la gloire du stoner, effigie saturée en gras, le monstre a de l’envie, du coffre, reste tenace et corpulent. Tout au long de cet opus ce sont des uppercuts versions XXL qui se répandent, la cause étant déclamée comme il se doit par REUNO, vocaliste vociférateur aussi légendaire que le gros son lui-même. Version « puissance et gloire », version posée ou saccadée, la ligne directrice est toujours la même, MUDWEISER a du poil à te vendre, un ventre à bière et une moto au réservoir impressionnant, le tout porté par des zicos grimaçant dans la pénombre, douloureux à l’extrême, un vrai phantasme sado-maso de rockeurs. J’adore ce son, j’adore cette envie de broyer comme une main tendue qui se voudrait vorace et destructrice, il y a du charisme, écoutez donc " My world ", « Dity angel », « Missing in action », « Millstone », « Elvis loves me », « Bumper hunter » et retournez dans vos contrées propager la « mauvaise nouvelle »… (NQB)
MUTE « The raven » (Craze Records)
C'est mon cousin qui m'a initié un peu à ce genre de zique, NO USE, SATANIC SURFERS, etc... Au départ ce n'était pas mon truc et puis les concerts aidant c'est vrai que je me suis pris au jeu, je regrette d'ailleurs ce type de punk, les concerts à l'époque était vivant ! ! ! Aujourd'hui les amateurs de punk gardent souvent les mains dans les poches, j'vous jure, peut-être qu'ils se croient encore devant l'ordi c'est parfois tellement triste que... MUTE est un groupe de punk rock à la rythmique rapide, le vrai tatapoum des familles, bonnes mélodies, techniquement les principes du genre mélo sont maîtrisés comme il faut, une assurance tout risque qui n'apportera donc jamais la nouveauté et la sensation d'assister à un acte héroïque mais juste l'impression de s'éclater physiquement et de se vider la tête simplement. En morceau je vous conseille “ The edge “, “ Shredder “, pour le reste, vous connaissez la formule...droit devant ! ! ! (NQB).
NOFX « Coaster » (Fat Wreck Chords)
Forest Gump disait que la vie c’est comme une boite de chocolat et moi je dis qu’un disque de NOFX c’est comme une boite de bonbons. Vous savez les grosses boites Haribo avec un mélange dedans de plusieurs sortes de sucreries. On sait ce qu’on achète mais on a toujours quelques surprises, c’est coloré, beau et bon mais il y a toujours une sorte de bonbons que l’on n’aime pas et qu’on refile aux copains quand ils passent, pour ma part c’est les réglisses. La réglisse de ce disque est (pour moi) « I am an alcoholic » et ses couplets jazzy et son refrain punk que l’on voit à dix mille. Mais à part ça c’est encore une fois, et comme à chaque fois, un album génial. « Coaster » ouvre avec deux mid-tempo énormes « We called it america » et « The quitter », structure simple et ultra efficace. D’ailleurs cet album est marqué par l’empreinte de ce genre de chansons comme en témoigne également les titres « Blasphemy (the victimless Crime) », « Suit and Laders » et « The agony of Victory ». Ces titres supportent des textes plutôt engagés, sur les Etats-Unis, la mode, les suiveurs, avec le second degré, ou pas, le sérieux, ou pas, que l’on connaît chez NOFX. On retrouve aussi 3 titres speed, assez marquants. D’abord « My orphan year » ou Fat Mike raconte la mort de ses parents la même année, en 2006, paroles poignantes et où il finit par un « for once I am sincere, 2006 my orphan year » (pour une fois je suis sincère, 2006 mon année orpheline). Ca veut tout dire. Speed aussi et dans un état d’esprit totalement différent on trouve « Bruce, Eddie and Paul », chanson sur IRON MAIDEN qui se finit en riff et solo heavy metal. Enfin la chanson qui donne son nom à l’album « Coaster », texte nostalgique sur les années 80 (freesbees, Sony Walkman, Atari 2006, Kodak…) et qui clôt l’album. Un bon reggae-rock « Best god in Show » est logiquement dans le disque. Un morceau plus délire « Creeping out Sara » raconte la rencontre de Fat Mike avec le groupe de chanteuses TEGAN & SARA dans un festival en Allemagne, il décolle simplement à la fin mais l’histoire qu’il nous raconte est excellente. Et pour être complet en 3ème position il y a le titre « First call », qui est pas mal (histoire de beuveries avec les groupes THE LOVED ONES et THE REAL McKENZIES). Belle pochette et digipack en papier recyclé, « Coaster » bénéficie de belles photos de Fat Mike, Smelly, El Hefe et Erik Melvin gamins et d’un prix abordable, 10 €, sur le stand du concert. La galette fête les 25 ans de NOFX (et oui déjà !) et ils rendent hommage dans le livret aux groupes du tout début des années 80 qui les ont influencés, avec, entre autres, BAD RELIGION, DESCENDENTS, SNFU, ADOLESENTS, D.I., SUBHUMANS… et on se demande avec de telles références et un si grand talent, comment pourraient-il sortir un mauvais album ? (Greg le Nerveux)
ÖFÖ « EP » (Head records)
ÖFÖ AM c’est le lien entre MUSWEISER et PNEU du même label. On part de suite sur un gros son qui frappe les neurones, gras, frondeur et total, des instrus ne laissant jamais place à la poésie même contrôlée et violente. L’attaque est frontale, impossible de fuir ou de tenter la corruption des membres, accepter la force, se soumettre à l’urgence et rester valide sont les voies à privilégier mais d’autre part on trouve aussi des cassures et des mélodies parfois rebelles, plus travaillées dans la complexité. En bref, plusieurs schémas de jeux, des variations sur un même thème mais des variations quand même explosées régulièrement tout en rappelant au final que l’esprit de base reste direct, franc et herculéen, on est pas là pour bricoler, chier des boulettes, se faire des calins, des bisous bisous, à moins qu’ils ne soient viriles. Peut-être que je me trompe pais il me semble qu’il y avait quelques membres du groupe avec les SUPERBEATNIK pour la fiesta du CAFZIC, à vérifier… Je vous conseille « From the dweezu », « Pötar krêù » et « Oktöplasty »… (NQB)
PAULINE PARIS « Le grand jeu » (Idol)
Ouais bon pourquoi pas mais que faire avec... Ern direct de Paname, cette jeune femme arpente le pavé parfois comme BARBARA, parfois comme PIAF, parfois comme SALVADOR ou d'autres personnages des îles. Sa vie, la vie des autres tout y passe avec en toile de fond une belle voix, chaude et profonde mais manque de chance ce genre d'univers chanson, un peu jazzy ça me passe complètement au dessus.... Sympa, frais mais pas pour moi (NQB)
PEPPERMOON « Nos ballades » (Idol)
Pas franchement ma tasse de thé cette « popette » en goguette, cette chansonnette tantôt douce, tantôt souriante, tantôt un peu guimauve… Les mots sont justes, le verbe poétique mais je n’adhère pas parce que je ne suis pas un admirateur fervent de ce ciel clair mais nuageux, de cette gentillesse presque maladive, de ces sonorités trop délicates. Le chant se conjugue au féminin cela n’étonnera personne et c’est même logique dans ce genre. A vous maintenant de me dire ce que vous en pensez, des jeunes femmes bien entourées et au travail de qualité on en manque pas en ce moment, vous lui trouverez sûrement quelques compagnons de voyage… (NQB)
PHOENIX « Wolfgang Amadeux Phoenix » (Loyauté)
Et bien je suis embêté…parce que ça partait super bien, un titre pop enjoué, dynamique « Lisztomania » et puis et puis…plus rien, enfin pas grand chose. Alors visiblement PHOENIX ça cartonne, ça représente la France partout dans le monde mais pour moi ça fait « pschitt » je n’ai pas aimé du tout hormis ce superbe premier titre, il faut absolument que je le garde en tête… Tiens d’ailleurs j’en ai trouvé un second, « 1901 » mais le reste non ce n’est pas possible, trop léger, trop discipliné, ça manque de radicalité, le genre de pop française que l’on aime à l’étranger, la touche française… (NQB)
PJ MELLOR “ Qu'importe la route “ (Allo Mars)
Comme tout le monde, dès qu'un disque sort avec un chant féminin, des guitares tranchantes et dissonantes, un esprit indie et décalé on parle de l'influence de PJ HARVEY mais que voulez-vous elle est indétrônable, unique en son genre et nombre de chanteuses à l'univers doré s'en sont inspiré parce qu'elle les a libérés. PJ MELLOR c'est donc un chant féminin inspiré, rock, à cent mille lieux des couplets-refrains habituels simplistes, traversant des contrées sauvages comme des cités interdites avec des textes chantés en français qui paradoxalement les mettent encore plus en décalage, je dis paradoxal parce qu'on est quand même en France non ? Je n'ai pas tout capté c'est clair mais les trois premiers sont toujours ici ceux qui m'inspirent le plus, “ 24heures “, “ Brad Pitt “ et “ Allons voir ailleurs “ pour le reste même si c'est original je m’écarte parfois. Il faut rester concentré dans ce genre d'univers, on est pas dans la spontanéité, c'est plutôt une musique réfléchie, émotionnelle et sensible, dure par sa capacité à faire tournoyer, à prendre l'âme à rebours comme une manipulation bruitiste... Etonnant et différent (NQB).
RANCID « Let the dominoes fall » (Epitaph/Hellcat Records)
Retour dans les bacs d’un des tous meilleurs groupes de punk en activité actuellement, avec un nouveau batteur Branden Sheineckert à la place de truc. Digipack et pochette sobre, pas originale pour un sou (leur tête avec « RANCID » marqué dessus en gros et en rouge), « Let the dominoes fall » a débarqué calmement, sans une grosse promo antérieure. Le nouvel album de RANCID est le troisième d’affilé produit par Mr Brett Gurewitz (boss de EPITAPH et guitariste légendaire de BAD RELIGION). Et autant le dire de suite une 3ème réussite. En effet les deux précédents, le très punk et violent album noir éponyme (celui avec la tête de mort dessus) et l’avant dernier « Indestructible » étaient des sommets du genre, donc grosse crainte à la sortie de ce dernier. Comment pourrait-il rivaliser avec les deux autres ? (et sans parler des plus vieux disques très bons aussi). Mais RANCID est malin et passe par une porte dérobée, toujours punk, mais plus calme, plus folk dans l’esprit pourrait-on dire. Sur « Indestructible » Lars Frederiksen, guitariste-chanteur avec Tim Amstrong, commençait à prendre le devant et beaucoup prédisait que se serait lui maintenant qui tiendrait les rênes. Mais les filous ont complètement renversé la situation. Tim est plus présent que jamais. Le chanteur sans voix, mais au feeling extraordinaire et rythmiquement impressionnant, s’en donne à cœur joie. Il chante sa ville San Francisco, son quartier East Bay et dépeints des gens ordinaires, ses sentiments sur l’Amérique. Composé de morceaux punk, très accrocheurs et aux refrains géniaux, comme « east bay night », « you want it, you got it », « last one to die », « Lulu », des ska-rock comme seul RANCID à le secret « up to no good », le très CLASH « I ain’t worried » ou encore « that’s juste the way it is now » cet album marque aussi l’arrivée de 2 titres carrément folk ; en effet « highway » et « Civilian ways » sonnent très BOB DYLAN. Tim Amstrong met dans cet album ce qu’il fait aussi en solo et reprend ainsi la main. Lars Frederiksen n’est pas en reste en étant le lead vocal sur l’excellent « New Orleans » et on l’entend dans différents couplets aussi. Même le bassiste Matt Freeman et sa voix rocailleuse se lâche sur le titre étonnant, et au refrain très original, « L.A. River ». Comme à son habitude RANCID a été prolifique et nous balance 19 titres, tous impeccables, et la production, moins léchée que précédemment, est complètement dans l’esprit de l’album. On peut dire que l’album éponyme à la tête de mort était un disque d’hiver, « Indestructible
RICHARD SWIFT « The altlantic ocean » (Secretly canadian/Coop)
Un disque pop sympa, avec un petit son de synthé zarbi, un peu kitch mais rigolo, avec des petits clins d’œil partout, une légèreté que seule la pop peut offrir. Ceci étant, si c'est chouette et divertissant, ce n'est pas une révolution, pas de compos sortant de l'ordinaire, simplement un disque bien fait qui provoque un sourire de bonheur simple, des yeux qui pétillent et des popotins qui se trémoussent parfois. J'ai retenu surtout “ Ballad of lod what's his name “ et “ The atlantic ocean “...à vous de vous faire un avis... (NQB).
ROSEMARY « The angel’s share » (Minimal Chords)
Tiens revoilà les grungy de Chambery… C’est vrai que ROSEMARY se rappelle toujours au bon souvenir de NIRVANA, je le replace d’entrée, impossible d’y échapper, le grand moment du style restant « My favorite one » bien évidemment. Guitare crasseuse, voix « rapeuse » (pas de rappeur attention à la confusion !) écorchée, intonation rock mais mélancolique, pas plaintive mais lourde de sens, rythmique puissante mais pas trop massive pour un ensemble mélodique comme le grunge pouvait en produire à la pelle malgré parfois le côté ingrat et gras de la bête. Quatre petits morceaux nous sont proposés, les deux premiers sont mes préférés, « Not really » et « My favorite », quant au 4ème « Half a girl » on le dirait tout droit sorti de « l’Umplugged » de qui vous savez. ROSEMARY c’est simple, concis, efficace et rappelle donc un mouvement musical primordial dans l’histoire du rock (NQB).
SALM “ Something à la mode “ (Yellow)
Avec SALM on rentre dans une sphère musicale, qui à moins d'être bourré, en plein milieu d'un festival où j'aurais été abreuvé de musiques violentes, m'est complètement étrangère. Un truc électro danco machinchose, musique à ressort dont l'unique but serait de mater les demoiselles remuant leur popotins joyeux et provoquant. Je n'aime pas et parfois je trouve même ça ringard, la french touch ringarde ! (NQB).
SENS UNIQUE “ Seuls “ (Autoprod)
Euuuuh ! Bof ! SENS UNIQUE c’est un groupe qui fait du rock en français, ce n’est certainement pas une tare je vous l’avoue mais ça ne m’inspire pas plus que cela…et ça tire globalement vers un mélange entre MERZHIN, MATMATAH, un peu MIOSSEC (eh oui !). Il y a du son, de la guitare, un peu de texte mais je n’accroche pas hormis sur une chanson acoustique « Vers les étoiles » qui rappelle SAEZ (que je n’aime pas par contre !). Voilà je ne sais pas quoi dire de plus, il y a des disques à côté desquels on passe parfois, un peu accroché mais sans plus, un peu comme pour « Un peu de chaleur », on sent un truc mais quoi ? (NQB)
SILVER DIRT “ Never give up “ (Gofannon records)
Je reste un peu dubitatif après l’écoute de ce skeud, j’avais le souvenir d’un groupe foncièrement rock, un peu gras du bide, bref un bon gros rock qui tâche à la AC/DC et compagnie et là même si la fibre guitare & rock est lancée, je trouve que ça manque un peu de puissance. AEROSMITH n’est parfois pas loin, c’est rock, c’est sympa mais…mais…je reste sur ma faim. Je complète…c’est bien fait, c’est en place, le chanteur maîtrise, les riffs se tiennent, les zicos maîtrisent leur sujet…mais…mais…je le dis…je reste sur ma faim. Bien aimé quand même « Leave it alone » mais globalement je recommence ça manque de dynamique, de dynamite plutôt d’ailleurs ! ! ! (NQB).
SKIP THE USE “ S/t “ (Calysta NPE)
SKIP THE USE est une véritable découverte à l’énergie foudroyante. Dans une style tout en énergie c’est avec un mélange de disco, de rock, de punk à la sauce post comme BLOC PARTY et consorts que le groupe puise l’essence même de son moteur. Très pulsionnelles les compos mitraillent à tout va, une véritable parade de feux d’artifices avec une rythmique à tout épreuve m’ayant permis de rester debout alors que je semblais partie pour une bonne sieste d’après repas. Sur scène se doit être terrible, fumant d’autant plus qu’aujourd’hui c’est un vrai chanteur que je découvre, son charisme est sur disque exceptionnel, véritable pierre angulaire de la machine il renvoi à l’école tout ceux qui pensaient que le cri était la seule alternative existante pour faire preuve de charisme. « She’s my lady », « Dr House », « Don’t want to be a star » sont terribles comme « You are “. Pop pour amateur de sport ou sport pour amateur de pop, chacun se fera son avis, moi ça m’a plu plus que de raison, surtout d’ailleurs parce que comme je le laissais entendre j’ai pu dès la première écoute m’imaginer ce que cela pourrait donner en live, le terrain de guerre privilégié de ce genre de formation aux dents longues… Il paraît qu’il y a du CARVING là dedans (NQB).
SLON « Antenne »
Groupe Autrichien formé en 2007, qui évolue dans un univers aux résonances post rock/math rock, sans que cela soit restrictif. Le trio Viennois développe un son qui peut attaquer le cerveau. Je m'explique, SLON est balaise pour enchaîner des boucles sonores vives et cassantes, les changements de rythmes sont omniprésents... Ah les gars ils maîtrisent leurs instrus, quelle technique ! Mais voilà, mon ressentiment après écoutes répétées, c'est qu'il manque un peu d'âme, du fond et du sens dans cette « antenne ». Dommage que les thèmes n'évoluent que très peu... et que finalement la complexité des morceaux efface quelque peu l'émotion de leur son (Trelastik).
SOMA EP 5 titres 2009
SOMA est un groupe français a la pop florissante, énergique, stylée et légèrement bondissante. Peut-être un peu trop « propre » en fait, peut-être un peu trop parfaite mais que voulez-vous quand on est produit par Sony il y a forcément une manière de faire et d’enregistrer. Un peu d’UMINSKI, un peu de HUSHPUPPIES, le groupe a choisi deux voies sur ce EP, tantôt très pop et « gentillette » comme sur « Vanity », tantôt plus électrique, ou plutôt plus dynamique comme avec « Get down » ou « 20 minutes » qui restent les meilleurs passages ou entre les deux comme avec « Milk ». Ce genre de pop légèrement acidulée peut plaire comme elle peut excéder, très juvénile, on la trouve parfois un peu trop formatée, moi j’aime bien, comme ça sur un deux morceaux comme je l’écrivais plus haut…(NQB)
SORRY FOR YESTERDAY “ Sunshine connection “ (Autoprod)
Celui-ci ne laissera assurément personne indifférent... SORRY FOR YESTERDAY est un groupe de Besançon offrant une pop électrique, hirsute, super bien foutue mais parfois déstabilisante... Au niveau du chant et de l'esprit c'est vrai qu'on est à fond AT THE DRIVE IN (aaaaah ce concert à Barbey !), THE MARS VOLTA, STANDSTILL mais peu importe pour une première production c'est un évènement. Cassures, re-cassures, envolées lyriques on est dans l'opéra version pop et punk ici, il faut se caler pour profiter, accepter l'inacceptable (une voix haut perchée, rutilante et dorée, gonflée et provocante) et se laisser porter... Moi je n'ai pas eu trop de problème puisque j'aimais AT THE DRIVE IN. “ Lesbos party (on the radio) “, “ Polaroïd drama “, “ Miky sunshine “, “ Chapters and adventures “, “ Black shadow city “ feront parties des play-list ELECTRIC TROUBLES c'est clair et à bien y regarder en fait c'est quand SORRY FOR YESTERDAY se calme que j'ai le plus de mal, que je suis déstabilisé, j'aime surtout leur excès même quand ils « exagèrent ( ! ! !)é », c'est ça qui est bon... Un disque conseillé, jour de plein soleil avec des envies de hauteur... (NQB).
SPEEDBALL " Three seconds “ (Craze records)
Plus haut vous avez vu passé MUTE autre groupe du même label et autre déclinaison dans la même branche du punk rock. Là on prend un punk mélo ou autre, on y met du hardcore pour le rendre plus costaud, plus physique et dur au mal. En deux trois mouvements le tour est joué, l'affaire est dans le sac, les fans du genre acourent et les autres comme moi sont peut-être un peu plus réservés à part sur “ Fall down “ le morceau le plus charismatique du skeud. Bon bref, c'est du punk couillus ce que certains comme moi (par facilité) appellent punk hardcore, ça braille et ça s'impose ! ! ! Ils sont français... (NQB).
STARBOARD SILENT SIDE " Because our friendship was meant to sail “ (YY)
Ouais ouais, c’est pas trop mal mais c’est trop calme pour moi, j’aime bien l’esprit mais la forme me laisse parfois grimaçant. Bref STARBOARD SILENT SIDE c’est un disque assez folk, un peu rock mais de loin qui semble en fait être en quête d’une tranquillité retrouvée, il y a de la chaleur, de l’émotion, des harmonies sympas, bref c’est à vous de voir si vous aimez…je ne vous suis pas d’une grande aide… Parfois j’ai retrouvé un peu de CALEXICO… (NQB).
SUNSET RUBDOWN « Dragonslayer » (Jagjaguwar)
Au départ ce groupe est un projet parallèle d’un zicos de WOLF PARADE. On part donc dans des contrées canadiennes, une indie pop bien sympa qui a le grand avantage de ne jamais en faire de trop. Là où certains partent dans un lyrisme forcené, dans une mélancolie presque tapageuse à s’en faire péter le nombril, SUNSET RUBDOWN propose de longs morceaux aux variations électriques intenses avec cette touche pop intéressante qui offre des déviations recherchées sans être compliquées. Pas de chocs culturels ici, les compos se succèdent et se côtoient sans anicroches, un même esprit où la voix de Spencer (que l’on aime ou pas) porte en grand partie l’ensemble, donne une direction pop mais dynamique, nerveuse souvent, se relançant sans arrêt. Le meilleur morceau c’est…« Idiot heart » (NQB).
TASTE THE FLOOR “ Break the time to make you pay “ (Chanmax/DV'S Rds/...)
Au moins vingt labels pour produire ce disque (ah bon j'exagère !), un bon moyen de partager les risques, de faire voyager le groupe à travers l'international hardcore, de bons échanges de groupes à l'appui. C'est Takuma qui tenait avec Bud Cassoulet le stand de DV'S Rds à la fiesta CAFZIC qui me la refilé. Pfiou ! Ici bas tornade hardcore, “ Break the time to make you pay “, “ Take and give “, “ The scene and the support “, véritables brûlot du genre ne sont pas forcément les plus forcenés en terme de violence mais carrés, radicaux tout en se posant un peu c'est comme ça que je les aime. Je reçois souvent d'Italie soit des trucs math rock, noïsy, de la pop punk légère aussi mais le rayon hardcore m'était souvent fermé, le voilà ouvert et le moins que l'on puisse dire c'est que ça booste le cul avec tous les ingrédients d'usage y compris les mosh-part qui satisferont les plus poètes d'entre nous. Digipack noir et blanc certainement parce qu'ici on est pas venu pour faire dans la fioriture, la preuve avec ce chant super efficace, comme un classique du genre, quelle hargne... (NQB).
THE BIKINI MACHINE “ The full album “ (Platiinium)
L'ovni pop est de retour, BIKINI MACHINE et sa machine à remonter le temps largue au dessus de nos têtes ce pavé pop'n roll appelé « The full album ». Comme toujours avec BIKINI MACHINE on pénètre dans univers mêlant rétro et passages futuristes. On assiste ici à une réactualisation sonore des vibrations cosmiques des années 60-70 comme si les fameux envahisseurs de la série décidaient d'un coup d'un seul de descendre chez nous, de tout chambouler et mettre le oaï y compris dans la scène rock'n roll, peut-être même d'ailleurs uniquement dans la scène rock'n roll ! ! ! ! C'est toujours, enivrant, l'alcool est ici fourni dans la zique, les mélodies sont d'une fraîcheur récurrente, un paquet de morceaux se sont imposés comme “ Good morning “, “ Get down “, “ Strange day “, “ Crash “, “ Boxful of pranks “ et “ The race “. Chouette disque, toujours un peu décalé, c'est d'ailleurs pour ça qu'on aime (NQB).
THE BILLY NO MATES “ The way of redemption “ (Autoprod)
THE BILLY NO MATES se découvre pour ma part avec ce 3 titres hargneux et indélicat parfois. Mélange de sonorités grunge, de trucs métal, on pense souvent à NIRVANA sur « Son of a bitch », à SOUNDGARDEN et « The way of redemption » me rappelle aussi un peu Mr JACK rencontré il y a quelques années, en plus intense et furax, bref si gras il y a, c'est du bon gras, ça ne déborde jamais aux commissures des lèvres. Pas de tout repos cette écoute mais ça valait le coup de s'arrêter devant... (NQB).
THE BREE VAN DE KAMP'S “ Introducing the bree “ (Autoprod)
Sympa ce disque, ce petit EP avec une forte personnalité. Les mélodies sont belles, contrastées, le chant est « touchant » a du coffre avec une intonnation de voix particulière limite féminine pour un ensemble qui offre un petit côté PLACEBO (le groupe pas le « faux » médicament ! ! !) dégagé justement des excès et des défauts de ces grands ainés toujours adolescents. Pas un titre à vous conseiller plus qu'un autre, les 4 sont du même niveau, sortis du même tonneau même si je garde une préférence pour « Tender flags » et « Animals ». Quelle rapport entre la musique et le nom de « Desperate Bree », peut-être ce côté torturé de l'intérieur, plutôt névrosé comme nous tous avec une façade classe non ? (NQB).
THE CESARIANS “ S/t “ (Autoprod)
Très chouette disque très théâtral dans la forme avec derrière tout ça un univers rappelant THE DRESDEN DOLLS et DE KIFT mais en plus puissant, encore plus charismatique avec un piano divin et un chant masculin habité comme jamais, chaud et expressif levant seul des montagnes. « Q.M.S.D », « Flesh is grass », “ Running horse”, “ Woman ” et “ Marlene ” sont de grandes et belles oeuvres majeures de cet album et si certains redouteront d’affronter ces excès de manières, ces intonations qui frappent et ensorcèlent, d’autres sauront apprécier et voueront sûrement un culte à ce groupe de bohémiens rappelant à qui veut bien l’entendre que la folie peut bien passer par le piano, la clarinette et autres instruments classiques à condition que l’on y mette son âme (NQB).
THE CHUCKIES 2 titres
Oh pas grand-chose à vous dire là-dessus, 2 petits titres qu’on m’a envoyé à télécharger quand je demandais via myspace des nouvelles du groupe, c’est la version acoustique de THE CHUCK NORRIS EXPERIMENT donc c’est la même chose en plus calme dans un exercice différent très à la mode quand on a envie de faire une pause ou de justifier le fait d’être de bons musiciens ou de monter un projet parallèle décalé, le tout selon les priorités de chacun. C’est pas mal mais je préfère la version initiale rock’n roll (NQB).
THE CREEPSHOW “ Sell your soul “(People like You)
Sympa ce groupe, sympa ce disque, pas une révélation punk rock certes mais l’association avec contrebasse et chant clair féminin se tient. Dans le style c’est l’anti-thèse des METEORS, si ces derniers sont pleins de toiles d’araignées, d’odeurs nauséabondes et d’envies maléfiques, THE CREEPSHOW lui assure le côté pop du psychobilly, le version sans poil, lisse dans le sens où je l’entends c’est à dire propre et peut-être même féminisée. Ca manque peut-être d’âme mais ça ne manque pas de voix et d’enthousiasme. C’est rock, super mélodique avec quelques morceaux excellents comme « Creatures of the night », « Shake », « Candy kiss » et enfin « Zombies ate her brain », jolis pièces de bravoure électrifiées qui font taper du pied à grande vitesse. Pas vraiment noir, pas vraiment rebelle dans l’attitude vous trouverez ici simplement de quoi chanter et danser sur un versant tranquille et assez joyeux de la musique à « Billy » (NQB).
THE DADDS " Idées choc et propos chics “ (Green cookie records)
Des parisiens sur un label grec...étonnant non ! THE DADDS on vous en a déjà parlé, sympa, frais, enivrant et charmant avec un côté rétro psyché vraiment classe super énergique avec le côté désarmant propre aux choses simples et futiles. Bien sûr c’est super stylé pop et garage, très ancré dans une époque sixties et ça pourra faire fuir la queue entre les jambes nos petits jeunots amateurs de punks écervelés mais bon moi je trouve ça vraiment cool et dansant avec le petit côté dandy obligatoire, ah les belles chemises et les vestes classes ! ! ! Des jeunes apparemment bien sous tous rapports on pourrait le penser mais je préfère me méfier, les paroles en français ne sont pas piquer des vers, un bon petit sens de la rhétorique à cacher aux enfants et mine de rien on sent là dedans comme une petite hystérie dissimulée à l’anglaise, le sourire en coin, presque carnassier qui en dit long finalement croyez-moi. « De musica mediocrita » et « Les filles, le jerk & les motos » sont mes préférés... (NQB)
THE FINKIELKRAUTS EP 2009
Rapide retour aux sources vers les sombres héros des années 80, voir 70. Du côté des CURE, de JOY DIVISION on doit se frotter les mains, des petits jeunes ont ravivé les connexions, THE FINKIELKRAUTS dépoussière la chevelure de ROBERT SMITH, tel un thanatopracteur de qualité vous présente comme vivant les amis des morts. Nettoyer, revitaliser, offrir une version rajeunie tout en respectant les vieux esprits tel est le créneau du groupe, inconsciemment sûrement. Rythmique répétitive, influences caverneuses, chant noir et presque malsain, bref de la déprime, beaucoup d'introspection et de la générosité dans le " négatif ". Bon je ne me morfondrais pas pendant des heures histoire de caractère mais les deux premiers titres m'ont allumé comme il se doit. Ils sont de Tours (NQB)
THE GRIT “ Straight out the alley “ (People like You)
En piste 4 mon fils vient me voir, j’écoute le disque à côté de la voiture sous un arbre du jardin du voisin et il dit « C’est quoi ça ? J’adore la musique de cowboy ! ». THE GRIP mon fils c’est d’abord un grand bol d’air frais, un truc virevoltant, ça commence par un ska à la MADNESS, ça continue par un rock spécialité « Billy » et c’est justement la que c’est bien « Let me…a ride », le style s’émancipe on sent la rythmique classique qui lui est propre mais on va plus loin, la preuve par « This world » où les CLASH sont très présents. Avec le fameux 4ème titre « Cast ya mind back » c’est vers les POGUES qu’on s’ébroue, un petit coin d’Irlande, de pub. Sur « You ought to know » y’a même un petit passage lover, on trouve aussi un peu de RANCID/DIRTY FONZY, un 2ème ska et aussi un ou deux morceaux dont ils auraient pu se passer en deçà du reste, très juvénile, années collège comme « Drink till you ». J’aime par contre « Long time dead », frais, dansant, chant clair, morceau à la pêche contagieuse, se transformant en cavalerie de feu. Tiens je citais DIRTY FONZY tout à l’heure et bien THE GRIP a aussi son « Here we go again », formule acoustique qui clôture l’album, une façon de quitter l’auditeur dans l’apaisement et de proposer une autre version musicale. Bref THE GRIP c’est une version du rock moins punk, pas hardcore pour un sou, bien moins virile que les autres productions PEOPLE LIKE YOU reçues mais c’est sympa, varié dans les styles choisis… (NQB).
THE JUGS EP 2009
Bon ça commencerait presque à m’emmerder, BUD a encore monter un groupe, ouais le BUD CASSOULET que vous trouver à l’intérieur de ses pages en interview, il est en train de nous faire un coup à la NASTY SAMY, genre le mec qui est dans tous les bons coups ! ! ! On appelle ça un don non ? Là il est avec Remz que vous trouvez aussi dans ce numéro au sein des LOS DI MAGGIOS et un membre de THE HELLTONS. Un trio donc qui revendique l’influence de AGAINST ME ! Ah bon ça ne s’entend pas (gag !), on dirait juste un excellent rock avec des supers mélodies, un chanteur tout en énergie, de l’impact et la curieuse impression de ne rien avoir à redire. Ces morceaux font déjà partie de ma discothèque bordelaise et peut-être même plus, rythmique puissante et frondeuse, trio carré permettant la ventilation des neurones pour qui ose s’approcher ; il y a du vent autour de la bête, profitons-en, en ces temps de changement climatique tout ce qui existe est bon à prendre. 4 titres en téléchargement donc, « Keep your heart brave », « Hey boozie », « Punk elits are morther fuckers », “ Sounds good to be a liar ”, cherchez la faille, cherchez l’intru moi je ne l’ai pas trouvé ! ! ! (NQB)
THE LOST COMMUNISTS " The last nights of a pastor Judged guilty “ (Some Produkt)
Excellent disque " The last nights of a pastor Judged guilty “, excellent groupe THE LOST COMMUNISTS, excellente asso SOME PRODUKT.... Ca commence bien ! Cet album ressemble à la version scénique entrevue à Marmande il y quelques années, entre rock'n roll et soul. Il a une âme, le pasteur embobine ses ouailles, il exorte ses troupes, appelle à la dance, appelle au frisson, appelle à la transe version épileptique. On a ici une musique qui se vit avant de s'écouter, ma sélection de morceaux vous le prouvera, allons-y : “ Who murdered the call girl “, “ Life is a bitch “, “ Time never waits for me “, “ Trails of blood “, “ Next trip “, “ Te same end “, le démon y prend plusieurs formes, tantôt halluciné et virevoltant, les orbites tournoyantes, tantôt possédé façon lover, malsain et faisant le délicat bref plutôt soul et pervers. J'aimerais bien les revoir sur scène dans une cave, peut-être la mienne ? Un autre style de rock, une musique chaude et un vrai bon chanteur...(NQB)
THE METEORS " Hell train rollin “ (People like You records)
Les rois du psychobilly sont de retour, après 875 tournées, 1654 albums et un bon million de singles et autres compils, THE METEORS ravivent une nouvelle fois les flammes de l’enfer. Pour tout vous dire je n’avais leur son que sur des...compils, aucun album chez moi, aucune idée de ce que cela pourrait provoquer chez moi sur la longueur. Eh bien...si le côté répétitif est réel, il y a quand même de sacrés passages ensanglantées, de vraies morsures de chauve-souris malsaines et une noirceur perceptible à chaque refrain, à chaque détour mélodique. Le meilleur morceau reste l’inaugural « Never stop the hate train » c’est clair et pas un des 13 autres méfaits ne lui arrivent à la cheville, le chant pur produit de cave et de crypte maudite me hante encore....mais soyons honnête « This town » et l’instrumental « Pure evil » vous sont aussi conseillés. Il y a des groupes comme ça pour qui notre respect ne saurait être oublié, véritable fer de lance de style divers ils assurent la continuité dans l’histoire du rock, rappelle à l’ordre les chapelles éparpillées et pourrissent les jeunes prétentieux de commentaires vicieux et acides. J’aime bien ce disque ! ! ! (NQB)
THE MORRIGANS " Dudorama “ (Paranoïa)
J’ai reçu ce 6 titres de THE MORRIGANS avec quelques numéros du fanzine PARANOÏA qui ici fait visiblement office de label. THE MORRIGANS est un groupe d’Aix en Provence, un groupe qui aime la noïse visiblement, une noïse instrumentale plutôt bien foutue avec des montées vertigineuses, des descentes risquées, quelques dissonances comme d’habitude dans le style, de la répétition mais pas trop, un peu de puissance et d’adrénaline. J’aime bien c’est vrai, triturées mais pas torturées les mélodies évitent les pièges noïse récurrents à savoir on se regarde les pompes, on fait tout plein d’effet et on est fier de soi. « The awake », « Guernica » sont mes préférés. Ce ep est disponible en téléchargement gratuit sur www.myspace.com/theslump. (NQB)
THE NUANCES EP (Crysalis)
Là je n’aime pas, et oui ça m’arrive, au mieux cela aurait pu valoir du DOLLY mais en fait je ne capte pas du tout. C’est plutôt mou dans la forme et dans le ton. Tiens je lis dans la bio que deux textes ont été écrit par Manu de DOLLY, comme quoi je n’étais pas loin non ? Très adolescent tout ça, je suis sûr que les jeunes de mon taf pourraient aimer…pfiou… Bon après c’est pas trop mal fait quand même je ne vais pas dire le contraire mais bon ça ne me fait pas vibrer un poil c’est tout (NQB).
THE PAPERCHASE « Some day this could all be yours vol1 » (Southern)
From Dallas, THE PAPERCHASE déploie un univers plutôt varié, c’est le moins que l’on puisse dire, quelques expérimentations étonnantes puis du rock, beaucoup de passages avec un côté théâtrale superbe, de la pop ; ça mélange, ça crée, ça prône le décalage sans partir trop loin, un simple décalage intellectuel. C’est souvent simplement beau comme si après THE CESARIANS, après THE DRESDEN DOLLS on avait eu la bonne idée de mettre une couche plus enjouée, plus déterminée avec des effluves très NERVOUS CABARET groupe que l’on avait plu découvrir dans un festival organisé par le CAFEMUSIC. THE PAPERCHASE c’est théâtrale et dynamique, plus rock dans les fondations, j'aime beaucoup au final alors que les premières écoutes m'avaient laissé une impression mitigée, le contraire donc, comme quoi des fois il suffit juste de revenir à la charge, ne jamais rester sur une première impression… Mes morceaux préférés… « I’m going to heaven with or without you », “ The laying of hands the speaking in tongues “, “ Your money or your life “, “ This is only a test “...peut-être que vous en trouverez d’autres... (NQB)
THE RAKES « Klang ! » (V2)
Sympa ce nouvel album de THE RAKES. Un peu déçu par le précédent en comparaison du potentiel pop qu'on sentait chez ce groupe anglais, il me tardait d'écouter la suite. « Klang ! » permet de retrouver un groupe en forme proposant une pop toute excitée, pleine de rebonds avec une rythmique sautillante. Entre pop, rock, post punk, THE RAKES se faufile allègrement. C'est le genre de disque après lequel il vous prend souvent l'envie de sortir, sourire béat, impressions simples, 1 + 1 font deux inutile de se compliquer la vie, 30 minutes de paix intérieure, beaucoup de refrains en « lalala », enjoué, pas compliqué pour un sou. C'est frais, une pop urgente, déjantée mais pas irrespectueuse des codes en vigueur. « You're in it », « Bitchin in the kitchen », « 1989 », « Shackleton », « The loneliness of the oudoor smoke »...et tous les autres sont fait pour les jeunes en culottes courtes comme moi (! ! !) qui aiment autant le sport que la musique ! ! ! A en perdre le souffle... (NQB)
THE REJECTS Démo 4 titres
Nouvelle démo pour le groupe Aturin. 4 titres sont proposés toujours dans la même veine street punk oï, donc pas de lézard ici, pas de fioritures et de brouettes d’effets, c’est du punk. Après, la nouveauté an attendant les tenues écossaise c’est la présence d’un violon. L’idée est bonne, classique certes mais bonne, il ne suffit plus qu’à caler l’ensemble comme il se doit pour que ce punk classique prenne un peu plus de « dynamique, dynamisme, dynamiiiiite ». Amis aturins éparpillez dans le monde levez-vous ! ! ! (NQB)
THE SETUP
“ Crawl & Reign “ (maxi 2008) & “ Torchbearer “ (album 2009) GSR Music
Qu’ai-je donc fait ? Pourquoi trois disques de hardcore à chroniquer en même temps ? Est-ce pour me punir de mes retards incessants dans le rendu de mes écrits pour le fanzine ? Vous savez Mr le Redac’chef, NQZ, je suis prêt à toutes discussions… Bon je prends quand même les albums. Première bonne surprise il y en a deux du même groupe, THE SETUP, et donc je me dis que ce sera une chronique commune pour les deux. Deuxième bonne surprise, ça vient du label GSR, gage de qualité en matière de hardcore. Donc « Crawl & Reign », un 5 titres de THE SETUP, hardcore classique qui enchaîne partie speed, mosh part, gros chœurs. Pas du tout original mais un bon feeling. Je me dis que je vais avoir droit à la même chose en plus long avec l’album « Torchebearer ». Et bien…non ! Où plutôt pas tout à fait. THE SETUP reste dans cette veine hardcore mais y ajoute quelques éléments qui rendent leur musique plus attractive et moins monotone. Suivant les titres on retrouve des parties plus mélodiques dans les guitares (« Hostile Eyes », « Endnote the Rising »), des chœurs moins clichés qui se mêlent à la voix du chanteur (« Hostile Eyes »), un chant très écorché (« Tonight », «Torchbearer »). Le son est bien sur très bon et tout ça sera meilleur en concert que sur disque comme tout groupe de hardcore qui se respecte. Les fans de hardcore peuvent y aller sans problème et pour les autres aller jeter une oreille sur « Torchbearer » de THE SETUP quand même, ça peut réconcilier avec le style (Greg le Nerveux).
THIS IS STAINDOFF “ Be disapointed “ (Bad Mood records)
Et bien on ne va pas tourner autour du pot, THIS IS STAINDOFF c’est du punk mélo classique à la PROPAGANDHI avec des plongeons, des cassures, des chevauchées à bout de souffle, des breaks, des uppercuts à en perdre le peu d’énergie qu’il nous reste, de la vitesse, de la transpiration, des virages bref tout ce qui fait que le punk rock devrait être prôné par les différents ministères de la santé européens et même par le grand vizir lui-même. N’ayez plus peur des crêtes de bonnes familles, le punk rock se décline aujourd’hui plus clean ? Vif toujours mais moins renfrogné, THIS IS STAINDOFF c’est un peu de ça, un enfant respectueux et en bonne santé. « Face the sun », « Go with me » et “ Graveyards ” en sont des exemples parfaits. Au fait de quelles plages du monde viennent-ils ? (NQB)
TIME WILL TELL “ The last circle “ (El Chanman/Deviance)
Petite lame de fond à l'horizon... Sûrement des bons gars ces types là mais ils offrent en patûre une fougue punk-hardcore légèrement cuivrée qui fait mal. 8 titres, 8 façons de cartonner l'auditeur donc, pieds au plancher, la bave au bord des lèvres, z'ont pas l'air commode en apparence, une manière de se présenter éfficace pour choper du boulot, l'intimidation y 'a que ça de vrai. Rayon titre je choisirais “ Militia of modern times “, “ Beer “ et “ Burn your local scene “ dont le titre me plait autant que le contenu. TIME WILL TELL à ranger du côté des groupes dopés...mais à quoi ? (NQB)
TOXIC WASTE “ Retrospective 1993-2004 Tranche de vie “ (Skalo/Trauma S)
TOXIC WASTE est un groupe punk lillois qui a la particularité d’exister depuis 1990, 19 ans de carrière ça vous forge un punk non ? TOXIC WASTE ça se range dans ma discothèque pas trop loin des RATS, bref un style radical, tout guitares dehors, chant en avant, sans chichis et loin d’être aseptisé. Franchement ce n’est pas vraiment le style que je préfère mais ça a au moins le mérité de rappeler une époque celle donc des RATS, de PARABELLUM que je bénissais, celle où j’ai en fait vraiment découvert un max de choses, où je prenais le style par la base où je commençais à me former ma petite « culture punk » française avant d’attaquer la sauvagerie internationale. 2 disques dans ce projet soutenu par les SKALOPARDS de Marco et le TRAUMA SOCIAL de Zerig (tout à fait dans leur style !), c’est une rétrospective de la carrière du groupe entre 1993 et 2004 avec aussi plein de live d’époque ce qui vous donnera un aperçu réel de ce que ça peut donner sur scène, dans la vrai vie quoi. Sur le premier disque j’ai retenu « La cellule grise », « Complexe d’Icare »,et sur le deuxième qui montre quand même souvent une bonne ouverture vers des trucs plus américains, punk mélo « Carricature ». « Par foi », « La question » et « Il ». Vous vouliez du punk pour passer l’hiver et bien vous en avez… (NQB)
TOY FIGHT « Peplum » (City slang/Cooperative Music)
COOPERATIVE Music envoi désormais ses disques promo par internet, une petite page et je peux écouter, dommage pour l'objet mais paradoxalement je suis gagnant, moins de frais pour eux donc plus de musique dans mes oreilles. TOY FIGHT est un groupe français me rappelant parfois BELLE AND SEBASTIEN, des compos pop très aérées, joueuses, jamais frondeuses, joyeuses mais pas ensorceleuses. Légères elles se laissent porter, un petit sac, une enveloppe, pas difficile de s'embarquer ce genre d'univers, ça ne me transcende pas mais ça m'amuse comme sur « Minute song » entre autres. Après, tout se ressemble un peu, normal quand on est bien dans sa peau musicalement on se répète non ? Au fait, TOY FIGHT devait se séparer, relancé par CITY SLANG les revoilà sur la scène... (NQB)
TRAPETTO TRACI “ Neurula “ (A Tant Rêver du Roi))
Le label palois des musiques à forme géométriques variables vient d'accoucher d'un nouveau disque caméléon... TRAPETTO TRACI c'est le contre pied assuré, musique quasi répétitive mais avec moultes montées d'orgasmes, pauses calins, bifurcations inatendues, bref vu la qualité du son et sa puissance, ça me fait penser au disque de ZU que m'avait envoyé Doris de GRAND FINAL. Comme toujours dans ce méandre nébuleux, j'aime parfois, je patine régulièrement mais j'apprécie les déviances sonores, “ Déraison “, “ Neurotonic “, “ Modus operandi “ son mes préférés et sûrement les plus dynamiques, à vous de faire vos choix maintenant acompagné que vous serez notamment par ce saxophone quasi hystérique (NQB).
WHEN ICARUS FALLS “ Over the frozen seas “ (Get a life records)
Voici la musique classique des temps modernes, peut-être même du futur ! Des mecs qui viennent d’horizons différents, qui font croire qu’ils aiment la douceur et les longues mélopées planantes pour finalement à la fin ponctuer le tout de miaulements stratosphériques appelés vapeurs post hardcore. Le calme après la tempête, la tempête après le calme on ne sait plus où on en est seulement il est évident qu’il faut être patient, les morceaux s’étirant et montant en puissance petit à petit. WHEN ICARUS FALLS ? ? ? sa chute fut rapide mais lui paru sûrement une éternité, au début on vole et à la fin on prend conscience du risque, de l’écrasement fatal, pauvre ICARUS. Un peu de piano plein de mélancolie, de gros riffs puissants, c’est avec l’âme triste que l’on se laisse prendre finalement par cette bête étrange et voluptueuse. Il est évident que ça va à l’encontre de mes aspirations rocks héroïques mais de temps à autres j’aime aussi à me plonger dans des songes beaux mais complexes, doux et puissants, ce fut donc un moment intéressant. Il va falloir que Mr Trelastik fasse un tour par ici (NQB).
WAX TAILOR « In the mood for life » (Atmospheriques)
Voilà un style musical peu présent dans les colonnes du CAFZIC mixant électro trip hop, hip hop. WAX TAILOR c’est un homme...avec quelques invités au passages. Entre bidouillages, rythmiques mid tempo voir même plus lentes ou langoureuses c’est assez sympa, délicat à souhait avec un sens de l’orchestration intéressant qui rend les contours légers et rafraîchissants. Si ma religion m’interdit de fréquenter trop souvent ce genre de bête sous peine d’être excommunier manu militari je me suis quand même laisser tenter comme ça, caché dans les toilettes comme d’autres y fumaient leurs premières cigarettes. 4 morceaux ont retenu mon attention, parfois trip hop donc (les plus beaux), parfois hip hop (mais pas virulents), parfois dansants (enfin rythmé quoi !), « Dragon chasers », « B-boy on wax », « Dry your eyes », « Leave it ». Avec le recul je me demande si je ne l’ai pas vu à Marmande, j’ai comme un doute… (NQB).
WINO « Punctuated equilibrium » (Southern)
Peut-être qu’en ce moment je recherche un peu la facilité, peut-être que « mon » ouverture d’esprit est en veilleuse, il faut aussi savoir se reposer. C’est donc sur un rythme de pacha que j’ai mis dans mon sac ce disque de WINO qui ne pouvait que me plaire tout simplement parce que ce côté rock seventies à la sauce stoner ou plutôt l’inverse ou même uniquement le premier cité j’aime souvent. C'est mon truc depuis quelques temps non ? ? ? Couche et re-couche de guitares, puissance mais simplicité, férocité mais sans violence, un peu de « lourdeur » et de graisses bien disséminées harmonieusement et hop le tour est joué. Après attention ne nous y trompons pas par moment ça manque quand même de spontanéité, de radicalité, on pourrait citer ce genre comme une base du gros stoner rock qui tache d’aujourd’hui mais pas comme un « truc d’aujourd’hui justement, ça fait un peu ancien sur les bords. Moi j’ai aimé…“ Punctuated equilibrium “ et “ The woman in the orange Paris “ et “ Gods, frauds, néo-cons and demagogues “ à vous de voir pour le reste... (NQB)
YAN CAILLASSE “ (Remuer) Ciel & terre “ (Chris Music)
YAN CAILLASSE est un groupe de rock français, le genre de groupe proposant une sorte de version électrifiée de la chanson française actuelle comme PROHOM, MERZHIN et plus anciennement ZEZE MAGO. Je ne suis pas super fan de la mise en forme mais tout se tient, les textes sont aussi bien branlés, parfois touchant, parfois énergiques et dures au mal. “ 100 bêtes de foire “ et “ Os contre béron “ sont mes préférés, à noter que sur le second dès le début j'ai reconnu la voix de Kemar rencontré il y a bien longtemps dans les deux premières années du CAFZIC... YAN CAILLASSE chanson rock électrifiée (NQB).
YOSH “ Fistul of lies “ (Foutadawa)
Jamais entendu parler de YOSH jusque là, normal me direz vous à mon boulot ces salauds ils ont supprimé l’abonnement à Télérama qui visiblement avait fait de superbes commentaires sur le précédent skeud donc… Je ne suis pas Télérama vous le savez, donc que puis-je dire ? ? ? Et bien que YOSH c’est du dub à la sauce fourre-tout… Tantôt parlé, tantôt chanté (presque), tantôt instru, en reggae dub, en mix avec le hip hop, en version GAINSBOURG, en version drumn’bass, ça ratisse donc et avec un grand râteau. Beaucoup de bidouillages sonores, normal me direz vous c’est du dub… Je n’accroche pas vraiment, trop éparpillé pour moi et trop répétitif même si rayon rythmique ça varie mais le dub c’est ça, comme dirait un ado récemment rencontré, faut être « open complet » pour tout saisir. Moi j’ai retenu « Fistul of lies », « Panem et circenses » et « Concrete dub vol2 » pas les plus calmes je vous l’avoue, on ne se refait pas… (NQB).
ZU “ Carboniferous “ (Ipecac)
ZU je ne connaissais pas, que de nom en fait, comme une bête étrange, un sentiment absurde me laissait présager le pire, un court patronyme donc une musique intempestive, sauvage, forcément fainéante et sans réflexion. ZU est un projet de trois Italiens surdoués et collaborant ici avec MIKE PATTON, je ne l’ai su qu’après écoute, quelques lignes de présentation m’avait prévenu sur le mail mais je n’avais retenu que quelques mots clés me parlant, pas de noms. ZU est donc pour moi une découverte, une sacrée découverte, un monstre a 10 têtes avec des tentacules à chaque extrémité de son corps, un monstre marin émigrant sur mars, calciné du cerveau dont le seul bloc resté disponible serait occupé par le culte de l’énormité, quelle bête ! ! ! Quelles que soient les montées, les envolées, les cassures, les courbures, les chutes, le chemin est donc bordé d’orgasmes musicaux toujours plus virulents les uns que les autres ; noïsy, jazzeux, charismatique et vénéneux c’est quand même par la face nord que l’approche est la meilleure, à la gloire de la puissance, de véritables avaleurs de grands espaces et de montagnes pointues, venez donc vous perdre ici le cataclysme sonore est tel que je me suis mis dans mes rêves à y diriger la batterie, à disloquer tous les bruits, à créer des mélodies rêches et urbaines, métalliques ; après les films d’horreur nous parlerons désormais de musiques d’horreurs, sanguinolentes et carnassières, manipulatrices et perverses. J’adore ZU, j’adore tous les morceaux de cet album, surpuissant et grimacent de douleurs. MIKE PATTON est un fou de génie qui sait toujours trouver de bons potes de la même trempe.
SPLIT
THE NUNCHACKS vs BAD SIAM CAT (Autoprod)
Deux groupes, deux façons assez similaires de présenter le rock'n roll, toutes guitares dehors, la puslion avant la reflexion perso. Il faut savoir rester féroce pour se faire respecter et c'est donc par un versant speed rock'n roll grimacant que les deux formations THE NUNCHACKS & BAD SIAM CAT s'affrontent devant nous, radicaux et teigneux et l'on peut s'imaginer que c'est en partie chez LOLLIPOP ou TURBOROCK qu'ils auraient pu sortir ce slip. Terminons en disant que même si deux morceaux par groupes c'est bien peu, ce genre de format est bien utile pour démarcher les lieux de concerts, le plateau est evident dès les deux premiers morceaux, on sent l'histoire de famille, un son qui se transmet, affaire à suivre pour les deux groupes, j'aime (NQB).
Mc RACKINS vs LOS DI MAGGIOS (Dirty Witch)
Lolo DIRTY se lance dans la scène pop punk, tu m'étonnes c'est la bonne occas' ! Avec LOS DI MAGGIOS au moins il sait où il met les pieds, plusieurs prods en 3 ans d'existence, une bonne faculté à arpenter le bitume au 4 coins de l'Europe et donc une réelle capacité à vendre ses skeuds, la rencontre avec le public c'est le nerf de la guerre pour écouler les stocks non ? Canada vs Bordeaux, Mc RACKINS vs LOS DI MAGGIOS, si les premiers font vraiment dans la pop avec des mélodies aériennes, très années collège et rondement menées...de main de maître, les seconds paraissent au final comme support de la variante pop punk aux dents bien limées. Plus punks, plus radicaux que leurs amis mais toujours pop les LOS DI MAGGIOS apportent la caution électrique du split et une certaine forme de classisisisme punk il faut le dire avec le fantôme RAMONES. Rayon morceaux je choisirais “ 3 “, “ 5 “ pour les fils de la feuille d'érable et “ 6 “, “ 7 “ et “ 10 “, reprise des ? pour la famille Dugary (! ! !). Au final on applaudit ce split à la légèreté punk rafraîchissante et à l'humeur décontractée (NQB)
V/A BORDEAUX TEENAGE ROCK (Bordeaux Rock)
L'Asso BORDEAUX ROCK continue son dur labeur de révélateur, cette compil met donc en avant la jeunesse dorée rock bordelaise... Comme toujours dans ce genre de plan, il y a à boire et à manger mais suffisamment de belles choses et de choses intéressantes pour me faire plaisir. Tantôt pop, tantôt folk, tantôt garage en version soft (quoique !) on navigue ici entre plusieurs eaux fortes sympathiques. J'ai retenu pour la forme et pour l'esprit THE SOMEBODY, APRIL SHOWER (la classe à 4 jeunes femmes) et WHITE REVOLVERS même si le chant féminin au début surprend. Je vous cite quelques autres groupes pour la route, THE SUP'S, WAITING FOR CHELSEA, BLISS, PAUL'S CAVE parfois c'est bien bancal mais ça a le mérite de prendre les choses par le bon bout, je veux dire la cave...et puis c'est une photo, un instantané de la culture bordelaise, parmi ces groupes peut-être que certains perceront... (NQB).
V/A " MADE IN TARN " (ADDA 81)
On a donc affaire ici à une compilation de groupes du Tarn...11 groupes pour autant de styles différents mais pas toujours des tickets gagnants c'est clair comme souvent dans ce genre de projet. ALCARY NINE c'est bon, mélange de jazz et de hip hop, grosse énergie, répétitive mais bonne. IRIS CORPORATION du rock indie, déjà chroniqué, pas trop mal, un peu lyrique mais il y a mieux disons le clairement. CONTINENTAL DRUGSTORE, un dub excellent, le meilleur morceau du disque, pas chiant pour une fois, bon riffs de guitare, souples et donc pas lourdingues. Sinon il y a des groupes chanson, métal et funky et rock (DIOGEN, LSDJP, IRAVEN, THE TWELVE...) vraiment pas terribles... Retenez donc les trois cités plus haut (NQB).
Sampler " MAJE "
MAJE collabore avec des artistes, souhaite les mettre en valeur, okay...mais qui est MAJE ? Un réseau de magasin ? Pfiou...j'en sais rien ! Rayon musical c'est dans la folk-pop et musiques avoisinantes que l'on s'accorde. Je me méfiais de ce sampler, allais-je trouver une petite compil de trucs franchouillards, mollusques en tous genres, mielleux et peu recommandables. Et bien après l'écoute des 4 premiers morceaux j'étais déjà à genoux. Un premier JOSEPH LEON traînant son spleen bancal mais hautement fiévreux, on commençait par de la douceur, un effort solitaire chaleureux et simple. Avec PONY DEL SOL, la chaleur monte, orchestrations enfantines sur le premier pour un essai réussi, " Booze with my honey " plane lui vers PORTISHEAD, sans commentaire c'est beau ! LIPPIE est aussi une jeune femme solitaire, sa voix porte, ensorcelle, avec " Crazy situation " l'effort est aussi bien technique que mélodique, ça calme, répétitif mais planant, foudroyant de profondeur, un groove de folie. " Flowers " son deuxième titre laisse rêveur, comment avons-nous fait jusque là pour passer à côté de ses trois premières âmes, je ne sais toujours pas qui est MAJE mais je l'aime, quel cadeau ! ! ! JOHN C JUDD me plait moins, il est " homme " et moins charmeur peut-être, ses ritournelles branchées sur mode " cheap pop " sont sympas mais plus anecdotiques. LOUISVILLE termine l'opus, la voix est plus profonde, orchestrations acoustiques, moins de bricoles mais on se laisse porter sur " Johnny & June ", plus classique, ce type de folk ne surprend pas mais accompagne fort bien une après-midi sur canapé, une petite boisson sans alcool, une paille, un sourire, j'accroche par contre moins sur son deuxième essai. Pour conclure, superbe sampler, peu de titres mais c'est tant mieux, on garde le meilleur et on ne risque pas d'être déçu. Si vous souhaitez quelques renseignements consultez la page www.myspace.com/majeenscene. (NQB).
THE FITZCARRALDO SESSIONS “ We hear voices “ (Green United music)
Tout simplement un très beau disque ! ! ! THE FITCARRALDO SESSIONS est en fait le projet de membres du groupe JACK THE RIPPER (passé par la case CAFZIC en interview via JN Levavasseur souvenez-vous !) mais sans leur magnifique chanteur. Ils ont donc constitué de quoi faire un album et ont parfaitement osé (riche idée !) de soudoyer quelques autres magnifiques voix pour qu'elle daignent poser sur des mélodies pop à l'esprit acoustique grandiose, d'une finesse absolue un peu de leur talent. Le résultat est un bonheur, des ballades pures, des songes partagés, de l'intimité qui réchauffent le coeur, de doux sourires, une mélancolie saisissante, bref « Alice & Lewis » (feat MORIARTY) c'est du bonheur, « Les méfiants » (feat STUART STAPLES des TINDERSTICKS) c'est chaud et rassurant, « The gambler » avec PHOEBE KILLDEER n'en parlons pas mais citons aussi « As you slip away » avec JOEY BURNS de CALEXICO ou encore « Animosity » avec CRAIG WALKER de ARCHIVE et pour clore ce listing n'oublions pas le plus réussi de tous, la beauté incarnée « All the mirrors are covered by snow » avec la participation d'El HIJO inconnu pour moi mais dont le souffle me saisi encore. Grand et magnifique disque, un projet réussi ou quelques autres belles gueules participent comme DOMINIQUE A ou encore SYD MATTERS...
“ THIS IS MY TOWN ” (Bordeaux Punk Rockers)
Si j'ai bien compris cette compilation est produite par les groupes bordelais que l'on retrouve dessus. 14 versions punks de ce que le sieur Seb Portalier à produit d'ailleurs, on y retrouve ses groupes SWEAT BABY SWEAT, SPUDGUN mais aussi les KLIMAX (j'adore), le quatuor féminin rock'n roll TINY TERRORS, THE HELLTONS dont les sonorités THUGS m'ont fait du bien, LOS DI MAGGIOS et ses ramonesques, le punk mélo ou hardcore des NOWADAYZ, TWO LATE, FILTH FILTER, la Guerilla attitude des NINA'S SCHOOL, d'autres formations que je connais peu ou pas comme FORGET MY NAME, PISSY PANTS, MAKE IT WORTH et la bonne surprise W MUTE. Bon état des lieux du punk de chez GINGER BASTARDS (NQB).
FANZINE
EVERYDAY IS LIKE SUNDAY n°2
Les Archives… Ca m’étonnerait que ça fasse plaisir à Sam mais j’ai lu EVERYDAY IS LIKE SUNDAY dans le train en allant sur Paris chez Mickey avec Noah le fiston. J’ai même des preuves en photos…je lui enverrais ! C’est donc le numéro deux des aventures de Sam et ses potes, prolongement indispensable du site internet du même nom. Bien sûr il y a les chros de films, de skeuds, là y a matière, des fois je connais un peu, des fois non, rayon films c’est clair rien de rien, je suis tellement nul là-dedans, qu’en plus quand le gonze la joue film inconnu peuplé de monstres alors là je décroche. Bien aimé par contre le passage d’ED REPKA sacré bonhomme, illustration de luxe, un classique, bien aimé aussi le décalage par la présence sûrement physique d’un catcheur puis tous les instants de vie (ce que je préfère) qu’on trouve ici, les tournées, les rencontres, les concerts, il y en a paaaaartout ! Au fait rayon chros c’est clair moi qui aime les chros « minute » là je baisse la tête chez Sam c’est fouillé. Bien sûr on aura vu HENRY ROLLINS passer par là, indispensable hein ? Bon après j’ai pas tout lu, j’suis pas obligé non ? Comme dans chaque parution, y a des trucs qu’on aime, des sujets qui nous parle et d’autres pas, et puis un zine on lit un jour on relit 3 mois plus tard et des années après comme un vieux croûton on se rappelle… Au fait il avait une casquette rouge Sam non ? Dispo sur le site pour 8 euros plus le port sûrement (NQB).
PARANOÏA n°6 & 7 & 8
Pfiou, petit échange de zines… CAFZIC vs PARANOÏA (avec du retard pour le CAFZIC !). PARANOÏA c’est un marseillais de Marseille qui s’en occupe, Jean Louis Boyer qu’il s’appelle. Bref on traite de punk rock là dedans, couv’ couleur siou plait là j’ai CURTISS, SONS OF BUDDHA & EVERLYN & CHASING PAPERBOY sur les 4 couv’. A l’intérieur,quelques chros, des infos et surtout plein d’interviews, en général assez courtes, 8-9 questions, au gré des rencontres le zine se rempli. Qui j’ai croisé par ici ? Que je connaissais ? THE IRRADIATES, BAXTER (Salut Fatmat), THE MORRIGNAS ( ! ! !), MARVIN les terribles, THE PNEUMONIAS, BAXTERS, YOUTH WAY RECORDS, OVER THE STARS, FULL PROCESS, CAN’T BEAR THIS PARTY, AGHOSTINO, LOS DI MAGGIO’S, ATOMIC GARDEN, Mr CU de KICKING RECORDS et plein de petits groupes dont je me suis empressé de chercher les contacts ensuite. Sympathique zine donc, même format que le CAFZIC qui en plus a produit le 6 titres de THE MORRIGANS chroniqué dans le CAFZIC 51. Z’ont même produit une compil avec plein de bons groupes dedans comme MICKEY RANDALL, des p’tits jeunots BURNING HEADS, LOST ROADIES, SURICATES, THE HOST, NO GOOD MEN, elle est en téléchargement gratos. A noter qu’un numéro 9 était en préparation pour PARANOÏA avec au menu entre autres DIRTY FONZY, BAD CHICKEN INC, THE BELMONDOS, ETERNALIS RECORDS, THE REBEL ASSHOLES, LAST TANGO THEATRE, etc… A priori c’est toujours dispo sur Marseille au LOLLIPOP Store et par correspondance contre 2 euros pc chez Jean-Louis Boyer le terrible 8 allée des maraîchers apt 25, 13013 Marseille. Ben ouais faire un zine c’est un acte politique maintenant, une manière de survivre au milieu de la merde, de faire un truc de ses dix doigts sans attendre que les autres le fasse à notre place. Longue vie à toi Jean-Louis, longue vie à PARANOÏA.
LIVRE
“ HOW TO BECAME A SUCCESSFUL LOSER ” 20 € (Kicking Rds/Vampire Rds/I Hate People/GPS Prod)
Rares sont les bouquins chroniqués dans le CAFZIC... Voici donc par le biais de KICKING RECORDS un petit rectangle sympa avec à l’intérieur un mec qui se raconte…c’est KEVIN K, bref un survivant. Si je dis survivant ce n’est pas pour rien, ici on voit ses potes tombés les uns après les autres, JERRY NOLAN, JOHNNY THUNDERS, son frère, etc… La mort est partout ! 2ème thème impossible à éviter ici c’est « la loose »…, même quand ils sont musiciens, surtout quand ils sont rockeurs, tous les personnages présents ici semblent tourner autour de la « loosing attitude », plans foireux, copains foireux, occasions manquées, drogues omniprésentes. Bien difficile de s’en sortir et chaque « stars » rencontrées semblent compléter le tableau, c’est finalement assez flippant. KEVIN K me donne l’impression d’un mec sympa, simple, avec des préoccupations plutôt rock’n roll mais tout à fait capable de cerner les limites de cette vie de bohémien. Beaucoup de respect à son égard surtout d’ailleurs parce que lui est encore là, il a donc été meilleur que les autres, « le survivant » d’un club de grands rockeurs loosers. Ce livre ne sera pas le roman de l’année c’est clair mais le panorama rock qu’il décrit m’a fait passer un bon moment c’est le principal. A noter qu’à l’intérieurs 24 titres vous attendent aussi sur un cd histoire de vous fournir la bande son du livre, un bon moyen de savoir en musique qui est réellement KEVIN K, 1 – 4 – 8 – 13 – 17, voici mon quinté gagnant ! (NQB).
» un disque de printemps et « Let the dominoes fall » sera parfait pour vos soirées d’été (Greg le Nerveux).
Voici un listing des chroniques n'ayant pu être mises sur le fanzine faute de place. Par contre elle sont lisibles sur le blog :
http://cafzic.oldiblog.com